• Le chat féral

    Le chat féral

    Abandonner un animal n’est jamais sans conséquence, nous le savons.

    Et si la plupart des chiens abandonnés sont récupérés en refuges,

    la vérité est souvent toute autre pour les chats...

     

    Certains chats préfèrent rester libres et fuir l’humain.

    Il y a aussi les chats qui se sont échappés et ceux qui se sont perdus. Tous ces petits félins qui ne se laissent pas approcher par peur, ont alors fini par former une nouvelle catégorie de chats : les chats férals*. 

     

    Mais, c’est quoi un chat féral exactement ? C’est un chat qui après domestication est revenu à la vie « sauvage » ou du moins sans dépendance à l’humain. Ce chat peut être un chat abandonné, mais cela peut aussi être un chat dont plusieurs générations de ses ancêtres ont vécu de cette façon. On a tous vu un chat, ou un groupe de chats, qui refusaient d’être approchés, et ce malgré le froid, la faim ou la maladie. Il faut les piéger avec des cages/trappes pour les soigner et s’ils se retrouvent entre 4 murs ils deviennent parfois très agressifs. De plus en plus d’associations prennent en compte cette catégorie de chats, pas ou difficilement adoptables. Souvent, après soins et stérilisation, elles les relâchent donc dans une zone où des bénévoles viennent les nourrir et vérifier qu’ils vont bien, sans tenter de les attraper. 

     

     

    Le chat féral, un être marqué par la cruauté

    Un très jeune chaton issu de ces communautés peut être re-sociabilisé et vivre une vie paisible au chaud et à l’abri de la faim, mais faut il réussir à l’attraper. Les chats férals préfèrent vivre libres, chasser ou récupérer des restes dans des poubelles voire, dans des points d’alimentation spécifiquement mis en place par des bénévoles ou des amoureux des chats.

    Ce sont leurs anges gardiens qui prennent soin d’eux sans pour autant tenter de changer leur nature et la liberté retrouvée.

    Généralement le 1er chat féral d’une famille a de mauvais souvenirs de l’humain, que ce soit l’abandon, la maltraitance qui a causé sa fuite, ou simplement les gens qui l'ont chassé quand il cherchait refuge auprès de ceux qui étaient une référence de gentillesse.

    Il transmet alors ses craintes à ses petits qui deviennent aussi méfiants que la mère, et qui reproduiront cette éducation à leurs propres petits, même si aucun humain ne leur a jamais fait de mal. Paradoxalement, ils accorderont leur confiance à un humain qui va les nourrir sans chercher à les toucher, et se laisseront plus facilement approcher s’ils sont malades par cette personne. 

     

    Pas nécessairement un problème de socialisation

    J’aborde aujourd’hui ce sujet parce que j’ai reçu plusieurs appels à l’aide de personnes ayant adoptées des chats férals, avec tous les problèmes d’agressivité de stress et de destructions que cela implique. On trouve un chat malade, on le fait soigner et on lui offre un toit, mais une fois remis sur pattes il tourne comme un lion en cage et finit par devenir agressif. On récupère un chaton sur un site d’annonces gratuites, et finalement le chaton reste prostré pendant des jours, refuse de s’alimenter, crache feule et griffe les adoptants qui ne comprennent pas. Quand on a eu, ou a encore, des chats domestiques avec lesquels les câlins, les ronrons et l’affection se manifestent au quotidien et qu’on se retrouve face à un tel chat, on se remet en question, alors qu’en fait, cela n’a rien à voir avec votre façon de procéder !  Certaines associations tentent de les placer par défaut d’informations, pensant qu’ils manquent juste un peu de socialisation et que cela passera avec le temps… ce qui n’est pas toujours vrai !

    Marie-Hélène Bonnet
    Comportementaliste du chat.

     

     

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