• Les trois singes de la sagesse

     

    Les trois singes de la sagesse

     

    Les singes de la sagesse (aussi appelés « les trois petits singes ») est un symbole d'origine asiatique constitué de trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième la bouche et le troisième les oreilles. Ils forment une sorte de maxime picturale : « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal».

    À celui qui respecte cette maxime, il n'arriverait que du bien.

    Origine :

     

    - Chine

    Ce thème est originaire de Chine. La plus ancienne trace connue est dans les Entretiens de Confucius, écrits entre 479 av. J.-C. et 221. Il y est écrit :  « De ce qui est contraire à la bienséance, ne pas regarder, ne pas écouter, ne pas le dire, ne pas le faire ».

    Le texte accompagnant les trois singes a été introduit par un moine bouddhiste de l‘école Tiāntái zōng  avec le conte « Ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler ».

    - Japon

    Mais l'ajout des noms des singes semble typiquement japonais. En japonais, les trois singes sont appelés Mizaru pour l'aveugle, Kikazaru pour le sourd, et Iwazaru pour le muet. Ces trois noms signifient littéralement, : « Ne vois pas », « N'entends pas », « Ne parle pas ». Ils constituent aussi un jeu de mot sur zaru (forme verbale négative archaïque) et saru (singe). Une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve au Nikkō Tōshō-gū, l'un des Sanctuaires et temples de Nikkō au Japon. Elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594-1634).

     

     

    Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi, qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.

    D'autres interprétations sont également connues ou possibles :

    • Il y a ceux qui voient des choses et en parlent, mais n'écoutent pas ce qu'on leur dit…
    • Il y a ceux qui ne voient rien, écoutent les autres et en parlent…
    • Il y a ceux qui entendent et voient des choses, mais n'en parlent pas…

    Dans la philosophie orientale, la figure du Yin/Yang invite à trouver une chose et son contraire dans un même cadre.

    Il existe une autre signification, mais celle-ci résulte d'un amalgame entre le culte Kōshin et d'autres préceptes : « ne pas vouloir voir ce qui pourrait poser problème, ne rien vouloir dire de ce qu’on sait pour ne pas prendre de risque et ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si on ne savait pas. »

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