• Résumé :

     

     

    Les chats cachent bien leur jeu. Avec eux, il ne faut jamais se fier aux apparences.

    Par exemple, ils disposent de neuf vies. Mais savez-vous pourquoi ?

    Leur ronronnement est-il vraiment ce que vous croyez ?

    Est-il naturel qu'ils retombent toujours sur leurs pattes ? A quoi faut-il attribuer leurs étranges pouvoirs,

    ce mélange de mystère, de grâce et de distance ? Ces contes répondent à toutes ces énigmes,

    en remontant le cours des mythes et des fééries, parfois à rebrousse-poil.

    Ce livre vous aidera aussi à mieux comprendre votre compagnon félin par son signe astrologique.

    La sagesse des chats est insondable. Elle est magique, imprévisible et malicieuse.

    Julia Deuley vous dira que ces pages lui ont été dictées par son chat. Faut-il la croire ?

    Les chats, c'est bien connu, sont de fieffés menteurs.

    Si vous aimez les chats, la poésie et l'univers des contes,

    alors vous ne serez pas déçus par cet ouvrage !

     

     

    Ce livre est composé de plusieurs contes ronronnants, griffus ou moustachus.

    Julia Deuley nous parle aussi d'astrologie et d'entretiens avec son chat.

     

    Je vous invite à lire le premier conte qui est aussi l'intitulé de cet ouvrage. 

     

    La sagesse des chats

     

     

    Il y a très, très longtemps, en des temps si anciens que même les plus anciennes roches n’en conservent aucune trace, le Créateur de toutes choses convoqua les différentes catégories d’esprits qu’il destinait au peuplement de la planète Terre.

     A chaque groupe, il demanda de formuler un souhait majeur, afin de procéder à une équitable répartition des espèces. 
    Les clans se concentrèrent longuement. Le temps que naissent et meurent un bon milliard d’étoiles, puis chacun exprima son point de vue, donnant libre cours à ses ambitions et à ses rêves. 

    - Nous voulons l’omniprésence et l’invisibilité, dirent les premiers.  
    Ainsi naquirent les bactéries, microbes et autres virus. 
    - Nous, nous voulons la fortune ! 
    Telle fut l’origine de l’huître perlière. 
    - Nous, ce qui nous intéresse, c’est l’empire du monde. 
    Le créateur engendra aussitôt les vers et toute la grouillante population souterraine auxquels les autres espèces finiraient inexorablement par céder leurs dépouilles. 

    - Nous, nous ne demanderons que la patience. 
    L’araignée vit le jour. 
    Certains réclamèrent l’éloquence, ils devinrent perroquets. 
    D’autres la haute finance : le créateur remplit les océans de requins.  
    D’autres encore, qui avaient un esprit social particulièrement développé,prièrent qu'on leur accordât une parfaite égalité.

    Ils furent moutons. 
    Certains demandèrent des talents de géomètres et d’arpenteurs. le créateurs.

    Le créateur les fit chameaux, avec la bosse des maths en prime, ce qui leur permettraient de mesurer précisément toutes les étendues désertiques du globe. 
    Il y en avait de plus poètes. 
    - Nous, nous voulons colporter les messages de la brise et apprendre l’alphabet des fleurs. 
    Ainsi se répandirent les papillons. 
    - Nous, nous voulons être les éternels fiancés amoureux éplorés de la lune. 
    Le créateur engendra le loup ; 
    Quelques esprits originaux et sans doute un peu fous affirmèrent : 
    - Notre rêve à nous, c’est l’Académie française. 
    Dieu créa les dindons. 
    Des esprits singulièrement bruyants et agités se dressèrent pour réclamer d’un ton quelque peu supérieur un quotient intellectuel exceptionnellement brillant et performant. 

    Malgré l’incongruité d’une telle requête, le Créateur, toujours complaisant, frotta un peu son immense œil unique et enfanta les hommes. 

    Restait, un peu à l’écart, un petit clan étrangement silencieux. 
    - Eh vous, que souhaitez-vous ? parlez sans crainte. 
    La réponse vint, dans un murmure soyeux : 
    - La sagesse, ô Seigneur. 


    Ainsi apparurent les chats. 

     

    Julia Deuley


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  • Moi aussi !

    Valou


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  • LES CHATONS ON VITE FAIT DE NOUS PRENDRE EN MAIN.

    ILS NOUS ORDONNENT DE JOUER

     

     


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  • Le bonheur c'est simple comme un coup de patte 

     

     

     

    Une rencontre fortuite avec un chat peut bouleverser le cours d'une vie,

    c'est ce que  démontre l'auteur avec cette charmante histoire qui se déroule dans la belle ville de Barcelone.

     

    « Je commençais à comprendre qu'un chat ne fait jamais ce qu'on attend de lui ».

    A partir de là, Samuel va progressivement être contraint d'abandonner sa vie tranquille, solitaire et bien réglée.

    Par une réaction en chaîne il se trouve précipité dans une série de coïncidences et de rebondissements qui lui font saisir la magie de la vie.

     Il comprend que tout ce qui se produit dans sa vie dépend de sa faculté à accueillir l'inconnu, à suivre ses intuitions et que l'inattendu peut aussi n'être que la manifestation de ses désirs profonds en bien comme en mal :
    «... combien de choses se produisent de telle ou telle façon parce que nous le désirons ? Par exemple, les gens qui craignent toujours le pire et le disent à tout le monde... Eh bien, souvent, le pire se produit et ils s'en étonnent.

    Ils ne s'en rendent pas compte, mais en fait, ils formulaient un désir.»

    Drôle et tendre à la fois...Un livre qui fait du bien !

     

     

     


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    La mère chatte - Colette ( La paix chez les bêtes ).

    Un, deux, trois, quatre... Non, je me trompe. Un, deux, trois, quatre, cinq, six... Non, cinq. Où est le sixième? Un, deux, trois... Dieu, que c'est fatigant ! A présent, ils ne sont plus que quatre. J'en deviendrai folle. Petits! petits ! Mes fils, mes filles, où êtes-vous ?

        "Quel est celui qui se lamente entre le mur et la caisse de géraniums ? Je ne dis pas cela parce que c'est mon fils, mais il crie bien. Et pour le seul plaisir de crier, car il peut parfaitement se dégager à reculons. Les autres?...Un, deux, trois... Je tombe de sommeil. Eux, ils ont tété et dormi, les voilà plus vifs qu'une portée de rats. Je m'enroue à répéter le roucoulement qui les rassemble, ils ne m'obéissent pas. A force de les chercher, je ne les vois plus, ou bien mon souci les multiplie. Hier n'en ai-je pas compté, effarée, jusqu'à neuf? Ce jardin est leur perdition.

        "Où sont-ils? où sont-ils? Un, deux... Deux seulement! Et les quatre autres? Répondez, vous deux; sottement occupés l'un à manger une ficelle, l'autre à chercher l'entrée de cette caisse qui n'a pas de porte ! Oui, vous n'avez rien vu, rien entendu, laids petits chats-huants que vous êtes, avec vos yeux ronds !

        "Ni dans la cuisine, ni dans le bûcher! Dans la cave ? Je cours, je descends, je flaire... rien... Je remonte, le jardin m'éblouit... Où sont les deux que je gourmandais tout à l'heure ? Perdus aussi ? Mes enfants, mes enfants! Au secours, ô Deux-Pattes, accourez, j'ai perdu tous mes enfants! Ils jouaient, là, tenez, dans la jungle des fusains; je ne les ai pas quittés, tout au plus ai-je cédé, une minute, au plaisir de chanter leur naissante gloire, sur ce mode amoureux, enflé d'images, où ressuscitent mes origines persanes... Rendez-les moi, ô Deux-Pattes puissants, dispensateurs du lait sucré est des queues de sardines! Cherchez avec moi; ne riez pas de ma misère, ne me dites pas qu'entre un jour et le jour qui vient je perds et retrouve cent fois mon sextuple trésor ! Je redoute, je prévois un malheur pire que la mort, et vous n'ignorez pas que mon instinct de mère et de chatte me fait deux fois infaillible !...

        "Tiens!... D'où sort-il, celui-ci ? C'est, ma foi, mon lourdaud de premier, tout rond, suivi de son frère sans malice. Et d'où vient celle-ci, petite femelle impudente, prête à me braver et qui jure, déjà, en râlant de la gorge ? Un, deux, trois... Trois, quatre, cinq... Viens, mon sixième, délicat et plus faible que les autres, plus tendre aussi, et plus léché, toi pour qui je garde l'une de mes lourdes mamelles d'en bas, inépuisable, dans le doux nid duveté de poil bleu que te creusent mes pattes de derrière... Quatre, cinq, six... Assez, assez ! Je n'en veux pas davantage ! Venez tous dans la corbeille, à l'ombre fine de l'acacia. Dormons, ou prenez mon lait, en échange d'une heure de répit -je n'ai pas dit de repos, car mon sommeil prolonge ma vigilance éperdue, et c'est en rêve que je vous cherche et vous compte: un, deux, trois, quatre..."


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  • Musique zen

     

     

    La légende bouddhiste sur les chats

     

     

    Pour le bouddhisme, les chats représentent la spiritualité.Le Chat était tenu en très grande considération chez les anciens. Il est l’emblème du courage, de l’indépendance mais aussi et surtout de la liberté. Symbole de la vigilance, il représente souvent des citoyens qui ont bien gardé une ville ou une commune. 

    Le chat jouait un grand rôle dans la religion égyptienne, mais ce rôle purement mythologique était assez obscur. II se nommait en égyptien miaou, nom qui rappelle notre mot miauler. Il en est question dans le Livre des morts comme d’un allié du Soleil (Râ), détruisant les ennemis de l’astre du jour. 

    En France, il symbolise la malchance et le mal. Au Japon c’est un porte-bonheur. Au moyen Age, en Europe le Diable. Au Royaume-Uni : la chance. 

    Ce sont des êtres illuminés qui transmettent calme et harmonie, et on dit souvent que qui n’a pas un bon rapport à son inconscient ne réussit jamais à se connecter complètement à un chat ou à comprendre ses mystères. 

    Personne n’est surpris d’apprendre que la figure de ces animaux est associée au Bouddhisme. 

    À tel point qu’en Thaïlande, il existe une légende précieuse qui s’est propagée au fil du temps et qui a transformé les chats en des êtres de paix et d’intime union dans les temples des pays asiatiques. 

     

     

    C’est pour cela qu’il est très fréquent de voir les chats somnoler et se pelotonner dans le giron des multiples figures de Bouddha qui ornent les jardins et les sanctuaires. 

    Les chats voient bien au-delà de nos sens, entre leurs siestes et leurs moments de jeu et d’exploration, ils creusent en notre âme avec leur flair raffiné. 

    Ils soulagent les tristesses et nous protègent avec leurs regards nobles et reluisants. 

    On dit souvent qu’avoir un chien, c’est profiter de compagnon le plus fidèle qui existe. 

    C’est totalement vrai, mais qui connaît le caractère d’un chat sait que la connexion est plus intime et profonde, d’où le fait que plusieurs moines bouddhistes comme le maître Hsing Yun, parlent du pouvoir guérisseur de cet animal. 

     

     

    Une légende bouddhiste sur les chats, originaire de Thaïlande

     

    Tout d’abord, nous devons savoir quelque chose d’important. Le bouddhisme n’est pas organisé avec une hiérarchie verticale.

    L’autorité religieuse repose sur des textes sacrés mais il existe une grande flexibilité dans ses approches.

    La légende dont nous allons vous parler prend racine dans une école en particulier : dans le bouddhisme theravāda, ou le bouddhisme du lignage des ancêtres.

    C’est en Thaïlande et dans ce contexte qu’a été écrit «Le livre des poèmes du chat» ou le Tamra Maew, que l’on trouve aujourd’hui à la bibliothèque national de Bangkok et qui est un authentique trésor à préserver.

    Sur les anciens papyrus, on peut lire une histoire enchanteresse qui racontait que quand une personne avait atteint les niveaux les plus hauts de spiritualité et mourait, son âme s’unissait placidement au corps d’un chat.

    La vie pourrait donc être très courte, ce que la longévité féline permettait, mais quand on arrivait à la fin, l’âme savait qu’elle atteindrait l’illumination.

    Le peuple thaïlandais de cette époque, connaissant cette croyance, avait une autre pratique très curieuse…

    Quand un proche mourait, on l’enterrait dans une crypte avec un chat vivant.

    La crypte avait toujours un trou par lequel l’animal pouvait sortir, et quand il le faisait, les gens savaient que l’âme de l’être aimé était à l’intérieur de l’animal…

    Ainsi, ils atteignaient la liberté et ce sentier de calme et de spiritualité capable de préparer l’âme au chemin postérieur jusqu’à l’ascension.

     

    Les chats et la spiritualité

    On dit des chats que ce sont comme de petits moines qui méditent

    et qui sont capables d’apporter l’harmonie dans un foyer.

     

     

    Pour l’ordre bouddhiste de Fo Guang Shan, par exemple, ce sont comme des personnes qui ont atteint l’illumination.

    • Les chats sont des êtres libres qui boivent quand ils ont soif, qui mangent quand ils ont faim, qui dorment quand ils ont sommeil et qui font ce qu’ils doivent faire sans besoin de plaire à personne.
    • Il ne se laissent pas dominer par leur ego, et, selon cette branche du bouddhisme, ils ont appris à sentir les humains depuis des temps très anciens, alors qu’à l’inverse les humains ont appris à ressentir les chats dans le présent.
    • Ils sont loyaux, fidèles et affectueux, mais leurs démonstrations de tendresse sont intimes et subtiles, et donc extrêmement profondes. Seuls ceux qui savent creuser dans leur intérieur, avec respect et dévouement, jouiront de leur amour inébranlable, mais ceux qui sont déséquilibrés ou qui lèvent souvent la voix ne seront jamais à leur goût.

    Pour conclure, nous savons que nous devons recourir à des textes bouddhistes pour comprendre que les chats sont spéciaux, que leurs regards nous transportent à des univers introspectifs, que leurs postures étranges nous invitent à pratiquer le yoga, que ce sont des exemples d’élégance et d’équilibre…

    Nous les aimons et nous les vénérons, et même s’ils se prennent pour d’authentiques dieux en hommage aux temps de l’Égypte Antique, c’est quelque chose que nous leur accordons avec fierté.

    Nous disposons tous de nos propres histoires avec ces animaux, des moments inoubliables qui nous permettent de profiter de petits instants chargés de magie et d’authenticité.

    Ces moments qui, sûrement ont servi d’inspiration pour tisser cette magnifique légende bouddhiste qui est restée imprimée sur du papier plein de mysticisme.

    Source : nos pensees.fr


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    L'histoire d'un chat  nommé Brillant

    (D’après « Mémoires de Madame la vicomtesse de Fars Fausselandry 


    ou Souvenirs d’une octogénraire », paru en 1830)

    Le chat de la comtesse de Maurepas était un des personnages les plus considérables et les plus considérés de la cour ; il avait lui-même une cour particulière, composée de ce qu’il y avait de plus illustre à Versailles...

     

    C’est la vicomtesse de Fars Fausselandry qui nous apprend dans ses Mémoires que Brillant était le nom de ce chat ; il jouait un rôle important ; on demandait le bulletin de sa santé, on parlait de lui comme s’il eût été prince du sang. Placé auprès de sa maîtresse, sur un carreau somptueux de velours rouge, richement brodé en or, il recevait, avec une noble nonchalance, les hommages des courtisans. 

    Malgré tant de grandeur, Brillant était chat, et comme un fer cruel ne l’avait pas souillé, l’amour restait pour lui le premier besoin de la vie. Quelque précaution que l’on prît, quelque soin que l’on eût de lui procurer, comme au défunt monarque, les moyens de contenter ses capricieuses affections, cela ne la satisfaisait point encore : quelquefois le seigneur chat redevenait simple matou, abandonnait la pompe des appartements de la comtesse de Maurepas, et, ni plus ni moins que le dernier des roturiers de son espèce, se mettait à courir les greniers, les galetas et les gouttières. 

     

     

    LOUIS XVI 

    Ses courses amoureuses le conduisirent à un atelier de serrurerie que Louis XVI s’était fait arranger dans les combles du château, et Brillant, par hasard ou par goût, se plaisait en ce lieu. Les ébats qu’il y prenait causèrent du désordre ; le roi s’en aperçut, et un jour qu’il entrait inopinément dans son atelier, le chat Maurepas, ne s’étant point sauvé à temps, fut atteint d’un coup de marteau que le roi lui porta sans le reconnaître, et le matou fut tué sur la place. 

    C’était à une époque assez orageuse : la révolte produite par la cherté du blé, et la guerre qui se préparait avec l’Angleterre, devaient sans doute donner de vives inquiétudes au ministre d’Etat Jean Frédéric Phélypeaux de Maurepas. Eh bien ! il demeura prouvé que les grands événements politiques lui causaient moins de trouble, de chagrin et d’embarras qu’il n’en eut d’abord pour annoncer à sa femme la perte cruelle qu’elle venait de faire, et pour la consoler ensuite dans ses regrets. 

    La comtesse de Maurepas fit retentir le château de ses cris, se plaignit, toute en larmes, de la barbarie de Louis XVI, et ses plaintes mettaient dans une position difficile les courtisans qui venaient lui faire leurs compliments de condoléance. Le roi envoya le baron de Breteuil en ambassade vers la comtesse pour tâcher de l’apaiser, et le monarque ne fut pas moins content des talents diplomatiques que ce ministre déploya à cette époque, qu’il ne l’avait été de ses négociations à Vienne. On ne parla pendant huit jours, dans Versailles, que du chat de Mme de Maurepas. 

    M. de Breteuil fut récompensé du succès de sa mission par un portrait en pied de Brillant, que le comte de Maurepas lui donna avec une pompe singulière. Le baron le plaça dans l’endroit le plus apparent de son appartement, où il resta jusqu’au jour de la mort du premier ministre. 

    Source : La france pittoresque, brèves d'histoire. 

     


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  • TOILES de KAREN MATHISON SCHMIDT

     

    Etoile & toiles V A L O U


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