• Résumé : 

     

    Voici un roman touché par la grâce, celle d'un chat " si petit et si frêle qu'on remarquait

    tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrême ".
    Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s'en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d'un immense et splendide jardin, et au coeur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l'incarnation même de l'âme du jardin, gagné peu à peu par l'abandon, foisonnant d'oiseaux et d'insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis...
    Hiraide Takashi, qui est avant tout poète, a insufflé une lumineuse et délicate magie à cette histoire du "chat qui venait du ciel", son premier roman, largement autobiographique.

     

    Le chat qui venait du ciel est le premier roman du poète Hiraide qui en fait un roman intimiste où est magnifié un Japon "hors du temps", le Japon des poètes,

    le Japon de ceux que peine l'essor de la modernité et de la civilisation de béton qu'elle engendre. Or, Chibi est la lueur d'espoir : l'espoir que l'émerveillement

    sera toujours possible malgré le béton qui rogne sur les demeures de la ville.

     

     

    Un roman qui ne laissera indifférent ni les amoureux des chats

    ni les amateurs de littérature japonaise.

    Illustration de la  couverture du livre :

    Peinture Manzana-Pissarro Georges (1871-1961),

    Chat et poissons.

     

     

     

    Extrait :

     

    " Chibi est l'âme du jardin, lui donnant tout son mystère

     et sa beauté : il laisse libre cours à ses folles courses félines,

     devenant alors, éclair de fourrure apportant une lumière fugace

    et vive au milieu de la verdure du jardin. "


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    Le chat - Théodore de Banville

     

    Tout animal est supérieur à l'homme par ce qu'il y a en lui de divin, c'est-à-dire par l'instinct. Or, de tous les animaux, le Chat est celui chez lequel l'instinct est le plus persistant, le plus impossible à tuer. Sauvage ou domestique, il reste lui-même, obstinément, avec une sérénité absolue, et aussi rien ne peut lui faire perdre sa beauté et sa grâce suprême. Il n'y a pas de condition si humble et si vile qui arrive à le dégrader, parce qu'il n'y consent pas, et qu'il garde toujours la seule liberté qui puisse être accordée aux créatures, c'est-à-dire la volonté et la résolution arrêtée d'être libre. Il l'est en effet, parce qu'il ne se donne que dans la mesure où il le veut, accordant ou refusant à son gré son affection et ses caresses, et c'est pourquoi il reste beau, c'est-à-dire semblable à son type éternel. Prenez deux Chats, l'un vivant dans quelque logis de grande dame ou de poète, sur les moelleux tapis, sur les divans de soie et les coussins armoriés, l'autre étendu sur le carreau rougi, dans un logis de vieille fille pauvre, ou pelotonné dans une loge de portière, eh bien ! tous deux auront au même degré la noblesse, le respect de soi-même, l'élégance à laquelle le Chat ne peut renoncer sans mourir.


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  • Comment être un chat

     


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  • Le syndrome de Noé : qu’est-ce que cette maladie mentale qui consiste à accumuler trop d’animaux ?

    Il existe une forme de maltraitance animale largement sous-estimée : elle consiste à accumuler des animaux sans se rendre compte qu’on ne peut subvenir à leurs besoins. Souvent, les associations de protection animale doivent saisir les animaux détenus dans de mauvaises conditions chez des personnes souffrant de ce syndrome de Noé. Le Dr Sarah Jeannin, psychologue clinicienne et Docteur en éthologie, nous explique ce qu’est cette maladie psychiatrique.

    Ce terme métaphorique tire son origine d’un récit biblique que l’on trouve dans le livre de la Genèse : Dieu ordonne à Noé de recueillir dans son arche un couple de chaque espèce animale, afin de repeupler la planète après le Déluge.

    Les personnes souffrant du syndrome de Noé croient sauver des animaux

    Les personnes souffrant du syndrome de Noé sont investies d’une mission de sauvetage : elles ont un besoin irrépressible d’obtenir et de contrôler toujours plus d’animaux (de toutes sortes) sans avoir les moyens de les accueillir dans des conditions décentes.

    Ce besoin est associé à un déni de leur souffrance. Après avoir sorti les animaux de la « misère », elles ne cessent d’en recueillir de nouveaux au point de ne plus pouvoir les assumer.

    Ces individus, aussi appelées des « collectionneurs » (en anglais, « animal hoarders ») se considèrent comme des bienfaiteurs ; le déni est l’un des principaux symptômes ! Le comble de ce trouble est donc que la personne se transforme petit à petit en ce qu’elle détestait au départ : une personne maltraitant les animaux !

    Syndrome de Noé : quelles conséquences pour les animaux victimes ? 

    Découverts affamés et malades, de nombreux animaux doivent être euthanasiés à chaque intervention des associations. Dans d’autres situations moins « dramatiques », les animaux ont beaucoup de mal à supporter cette « promiscuité » et bien que leur santé physique ne soit pas mise en péril, ces conditions d’hébergement portent néanmoins atteinte à leur bien-être. Ils ne sont plus libres d’éviter les interactions avec leurs congénères, ce qui est problématique pour une espèce comme le chat par exemple, qui est moins sociale que le chien ! Ils ne peuvent pas explorer librement leur environnement etc. Il y a une réelle contrainte de l’humain qui souhaite paradoxalement les protéger.

    Comment prendre en charge les malades souffrant du syndrome de Noé ? 

    C’est un problème très répandu, qui cause plus de souffrance animale que tous les actes de cruauté intentionnels réunis et qui est nettement sous-estimé. Il est donc essentiel d’éduquer et de sensibiliser les gens à cette pathologie pour arrêter les dérives et éviter les situations de maltraitance. Le syndrome de Noé peut se retrouver à tous les âges, quel que soit le sexe ou la condition socio-économique de la personne, mais des études récentes montrent qu’il touche majoritairement les femmes, les personnes seules et en particulier les personnes âgées (Ferreira et al, 2017).

    On trouve une brève description de ce syndrome dans la dernière édition du DSM V, manuel qui répertorie les différents troubles mentaux (American Psychiatric Association, 2014), incluse dans la section « trouble obsessionnel compulsif et troubles apparentés ». Néanmoins, il reste plusieurs points à élucider : le syndrome de Noé est-il une pathologie à part entière ? La manifestation délirante d’un trouble psychotique ? Quelles sont les causes, les origines de ce syndrome (carence affective, abus, traumatismes) ? De nouvelles recherches sont nécessaires pour mieux comprendre son trouble et le soigner. D’une part parce que sans soins adaptés après l’intervention, la récidive des malades s’élève à près de 100% ! Et d’autre part, parce que les malades, privés de leurs animaux, peuvent tenter de mettre fin à leurs jours.

    Ainsi, les personnes souffrant du syndrome de Noé présentent un besoin frénétique d’aider les bêtes et oublient la réalité au détriment des besoins vitaux des animaux qu’elles sauvent. Ce trouble nous rappelle une fois de plus que « l’amour de suffit pas » ! Pour respecter le bien-être de l’animal, il est nécessaire de répondre à ses besoins éthologiques (physiques et psychiques). L’animal doit être considéré pour ce qu’il est et pas uniquement pour ce qu’il apporte (combler une carence affective, réparer un traumatisme etc.).

    Dr. Sarah Jeannin
    Psychologue clinicienne, Docteur en Ethologie.

     

     


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    Tombé du ciel à travers les nuages

    quel heureux présage(...)

    Tombé du ciel - Jacques Higelin

     

     

    ADIEU L AMI JE T AIMAIS BIEN ......


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    Le pouvoir de la cédille

     

    Quel est donc ce joli signe qui apparaît au détour de certains mots français ? Est-ce une virgule égarée ? Un défaut d’impression ? Les restes d’une enluminure médiévale ? Rien de tout ça, mais bien la discrète et élégante petite cédille… 

     

    Vous aurez beau la chercher, la mystérieuse cédille est introuvable sur un clavier d’ordinateur allemand. Et pour les Français, il faut un moment avant de la débusquer, ici, en petit, sur le clavier. C’est qu’elle se fait plutôt rare : sur 40 342 mots que compte le dictionnaire de l’Académie française, seuls 130 hébergent une cédille.

     

     

     


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  • Comme chiens et chats


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  • Poets Of The Fall (groupe finlandais) ~ Sleep, sugar

     

     

     

    Poets Of The Fall (groupe finlandais) ~ Sleep, sugar

    Version instrumentale :

    J'ai découvert ce titre grâce à Françoise Hardy.

    Dans une émission de Michel Drucker (lien ci-dessous), elle a parlé d'un groupe finlandais " Poets Of The Fall "et en particulier de la mélodie de la chanson "Sleep, sugar" qu'elle appréciait beaucoup !

     

     

     


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    L’orang-outan est peu agressif.

    Face à l’homme, il est vulnérable.

    Chanee, Kalaweit

     

    Joy vivait dans une cage en bois et servait d'animal de compagnie

    Des orangs outans arrachés à leur mère

     utilisés comme animaux de compagnie

    Victimes d’un phénomène de mode en Indonésie qui fait de ces singes un animal de compagnie, les orangs outans sont menacés par le braconnage. Récemment, deux jeunes primates de l’espèce ont été retrouvés enfermés dans des petites cages en bois, sur l’île de Bornéo (19/03/2018). Ils ont été sauvés par une association locale de protection animale que 30millionsdamis.fr a contactée.

    Le sauvetage de Joy et Utu témoigne de l’extrême précarité dans laquelle vivent les orangs outans sur l’île de Bornéo… Ces deux jeunes primates ont été retrouvés dans des cages en bois minuscules chez deux « propriétaires » différents, dans le district du Ketapang (19/03/2018). « Joy était conservée tel un animal de compagnie pendant des années, rapporte l’association International Animal Rescue qui a organisé l’intervention. Elle a été achetée 21 dollars par un chasseur. Elle vivait dans une cage d’1m50 par 1 mètre. Quant à Utu, il vivait dans les mêmes conditions et a vu sa mère se faire tuer pour être mangée. »

    Arrachés à leur mère… tuée par des chasseurs

    « Il y a de fortes probabilités que la mère de Joy ait aussi été tuée par un chasseur, regrette le Docteur Adi Irawan, vétérinaire de l’association IAR. Les jeunes orangs outans restent généralement avec leur mère jusqu’à 6 à 8 ans. S’il on en trouve un qui a moins de 6 ans, c’est souvent un orphelin. » S’il est bien illégal de détenir des orangs outans en Indonésie, le cas de Joy et Utu n’est malheureusement pas un exemple isolé et a des conséquences fâcheuses : « Ceux qui achètent des orangs outans encouragent le trafic, s’emporte le Dr Irawan. Et si le trafic continue, la chasse va continuer… »

     

    Comme le jeune Utu, de nombreux orangs outans sont capturés

    et enfermés dans des conditions déplorables

    Utu et Joy, ne seront relâchés que dans quelques années dans la nature, le temps d’apprendre à se débrouiller seuls. Leurs anciens « propriétaires » ne devraient être poursuivis en justice, la priorité des autorités étant de faire de la prévention face à des personnes qui, pour beaucoup, ignorent que c'est illégal.

    La population d’orangs outans a diminué de moitié

    Depuis quelques années, avoir un orang outan comme animal de compagnie en Indonésie est devenu un véritable phénomène de mode et un moyen d’asseoir son statut social… Plus de 1 000 spécimens seraient extraits de leur habitat naturel chaque année, selon l'organisation Borneo Orangutan Survival (BOS). Et ce chiffre n'est qu'une estimation basse. Sur l’île de Bornéo, la population d’orangs outans a diminué de moitié depuis 1999, 150 000 singes ayant disparu !

    « La cause principale n’est autre que la déforestation pour la production d’huile de palme », explique Aurélien Brulé, alias Chanee. Ces singes ont de moins en moins d’espace et il est donc plus facile de capturer les jeunes pour les braconniers de les revendre localement et ainsi gagner quelques dollars. De plus, l’orang-outan est peu agressif. Face à l’homme, il est généralement sans défense et donc vulnérable, confie le jeune français. Malheureusement, des histoires comme celle de Utu et Joy, il y en a tous les jours ! Mais les orangs outans ne sont pas les seuls concernés, toutes les espèces sont en danger. »

    Chanee sait de quoi il parle, lui qui voue sa vie au sauvetage des gibbons, une espèce également victime du braconnage et de la déforestation. Son association Kalaweit, implantée à Bornéo, œuvre pour la sauvegarde des primates de l’île ; elle est également devenue le plus important centre de sauvetage de gibbons dans le monde. La Fondation 30 Millions d’Amis lui a récemment renouvelé son soutien pour un montant de 30 000 euros qui permettra à l'association d'étendre son sanctuaire en achetant des hectares de forêts supplémentaires pour y placer ses protégés en toute sécurité.

    Source : 30 MILLIONS D'AMIS


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