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    La SPA porte plainte contre les organisateurs de corrida pour "sévices graves et actes de cruauté"

     

    La SPA a lancé lundi une guerre judiciaire contre la corrida en déposant plainte à Paris pour "sévices graves et actes de cruauté" envers les taureaux et les chevaux visant les toreros, les organisateurs et les municipalités qui les autorisent, a-t-elle annoncé ce jeudi 9 novembre lors d'une conférence de presse.

    Présidente de la SPA, Natacha Harry a expliqué avoir décidé de "s'engager de manière énergique sur un grand plan d'actions judiciaires contre les tortionnaires des bêtes" pour "donner un coup d'accélérateur à la lutte contre les maltraitances animales sous toutes ses formes, comme la corrida qui met en spectacle la souffrance animale pour divertir les êtres humains".

    "Les affichages, les pétitions, le travail que l'on fait auprès des politiques ont montré leurs limites. Nous allons donc agir sur un plan judiciaire pour faire évoluer la législation en France et nous commençons par la corrida qui perdure dans 10 départements français au titre d'une exception culturelle", a-t-elle déclaré.

    "La machine est lancée"

    Ce plan d'actions judiciaires s'appuie sur le statut des animaux reconnu depuis 2015 dans le Code civil comme des êtres vivants doués de sensibilité, a expliqué Eric Gaftarnik, secrétaire général de la SPA. "La plainte que nous avons déposée concernant la corrida sera suivie d'autres actions judiciaires, comme des citations directes. Dans ce cadre nous attaquerons directement les organisateurs de corridas lorsqu'elles se produiront, à savoir les municipalités, les sociétés organisatrices, les toreros", a-t-il dit précisant "travailler en collaboration avec la Flac" (Fédération des luttes pour l'abolition de la corrida).

    Dans les neuf mois à venir, la SPA mènera des actions judiciaires sur quatre grands thèmes: les animaux de divertissement (corrida, chasse à courre, cirque); d'élevage (animaux destinés à l'abattoir et ceux tués pour la fourrure); d'expérimentation et enfin l'animal domestique, avec l'espoir qu'il soit reconnu comme "une personnalité juridique ou technique".

    Concernant les animaux d'élevage et leur abattage avec ou sans étourdissement, la SPA mènera ses actions devant les juridictions européennes "en concertation et en accord" avec des associations de consommateurs. Son objectif est que le consommateur soit informé de la méthode d'abatage.

    "Nous avons la conviction que c'est par ces actions judiciaires menée en France et à l'étranger que nous ferons changer la loi. La machine est lancée. On espère que l'opinion publique fera vivre le débat et que nous obtiendrons une vraie législation sur la condition animale en France", a conclu Eric Gaftarnik

     

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