Sacré chat ou chat Sacré




Les souris et le chat luthier

Sur le pont d'un chalutier,
Un chat chic jouait du luth.
II avait mis des souliers,
Une cravate de jute.
Pendant que le chat luthier
Amusait les marins soûls,
Les souris du chalutier
Rongeaient le chalut à trous.
Personne ne devina
Que les souris et le chat
S'étaient mis de connivence
Pour que les poissons distraits,
Désormais, nagent en paix
Dans leur monde de silence.

Pierre Coran






avec toute sa sensibilité
nous parle d'une écriture qui l'a séduite
Bien sur il est question de chat également




Résumé :
Tout a commencé avec la rencontre d'un chaton égaré.
Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d'un jardin.
Une chatte friande de sardines et de bonite aigre-douce,
qui va partager la vie de cette femme
qui ressemble beaucoup à l'auteur,
pendant quatre-vingts saisons, et accompagner chacune des transformations de sa vie.
Ce roman est aussi celui d'une femme traversée par la soif d'écrire,
qui tous les soirs égrenait sur le papier des choses qui apparaissaient, ou disparaissaient.
La chatte va se transformer,
avec la vieillesse, en une belle endormie,
et sa maîtresse, presque sans s'en apercevoir, va devenir écrivain.

Un beau récit autobiographique rempli d'amour
et une réflexion sur la vie partagée avec un chat jusqu'à son dernier souffle.
Une histoire touchante et poétique
car ponctuée au fil des pages par de jolis poèmes.

Quelques extraits :

"Ton vrai nom personne ne le connait
Dans le demi-jour d’un jeune quartier
Tu n’étais qu’une voix
Comme une étoile comme une pierre
Comme un grain de sable lumineux
Qui frappe à la porte.(...)".
J’aurais pu te baptiser “Demain”
J’aurais pu te baptiser “Aube”
D’où vient le nom ?
Toi tu réponds seulement "Mî".

“Je me souviens encore du premier printemps
que le chaton a connu après sa venue
chez nous et des sophoras.
Les arbres étaient dispersés, leur branchage grêle,
les fleurs seules étaient innombrables...
Je ne trouve pas de mots pour exprimer à quel point,
Mî et moi, adorions ce bois.”

“Et Mî, craintivement,
avançait avec lenteur sur la terre douce,
les narines palpitantes”.





Très belle nuit

On supposerait des "anges" !!



Bonne lecture !
![]()
Un grand malheur est arrivé à l'abbaye et j'ai la pénible mission de vous en faire part.
Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait les dernières grâces, l'abbé Quille perdit l'équilibre dans l'escalier et tomba inanimé dans les bras du Père Iscope.
Les révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur seul soutien.
Un seul restait joyeux : le père Fide. Quant à l'abbé Tise, il n'y comprenait rien. Il aurait bien voulu que le saint Plet l'aide à comprendre ce qui s'était passé mais rien n'y fit.
Après l'accident de l'abbé Quille, on alla chercher le Père Manganate et le Père Itoine, les deux médecins de l'abbaye. Ils pensaient ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains et celui-ci décéda peu après.
Le lendemain fut donc célébré son enterrement. Chacun fut appelé à l'abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage. La messe fut dite sur une musique de l'abbé Thoven. Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n'y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du Père Choir. A la fin de l'homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons ainsi recueillis à notre frère africain,
l'abbé N'Pé.
Après la messe, une grande discussion s'engagea pour le transport de la bière :
l'abbé Canne et l'abbé Trave voulaient passer par les champs.
Le Père Clus s'y opposa. L'abbé Casse en fut enchanté. Le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre. Le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits.
Finalement on décida que, comme à l'accoutumée, l'abbé Taillière serait chargé du transport du corps du défunt. Devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l'absence du Père Missionnaire, l'abbé Nédictine donna l'absolution. Le Père Venche et l'abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe. Celle-ci fut recouverte d'une belle pierre tombale préparée par l'abbé Tonneuse. Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant.
Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin. L'abbé Vitré était lui aussi plein de larmes. La Mère Cédès, invitée pour l'occasion, fermait la marche en compagnie du frère du Père Igor.
A l'arrivée, le Père Sil et l'abbé Chamelle préparèrent le repas tout en consultant les livres culinaires du saint Doux. Le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun put se remettre de ses émotions.
Signé : L'abbé BICI

nous a déniché cette artiste ,




Bijoux originaux confectionnés par Hôkiou.














