
Minerva est contrainte de vivre à " l'étroit "
Pauvre petite !!
mais elle se réserve tout de même la meilleure place
Pas folle la guêpe

Sacré chat ou chat Sacré

Minerva est contrainte de vivre à " l'étroit "
Pauvre petite !!
mais elle se réserve tout de même la meilleure place
Pas folle la guêpe

Entre Bambinou et Stanley,
père et fils
la crainte a été longtemps de mise
et comme vous pouvez le constater
les approches se font fraternelles
de plus en plus souvent
Le bon moment de saisir l'appareil photos
Bien que Stanley mériterait un bain
j'attire votre attention sur le poil
l'un est soie (normal chez le birman)
et l'autre est plutôt "coton "
De nos jours , le poil initial, soie
disparait sur la majorité des chats
et cela ne se voit pas lors des expositions
mais à l'arrière des décors, chez soi !
A la maison il est arrivé avec une lignée hollandaise
mais de nos jours on pourrait presque parler de changement
qui s'opère ..... insidieusement
Les juges peuvent-ils percevoir la différence
surtout lorsqu'on n'a pas élevé la race ?????
Sincèrement, je ne le pense pas !
et j'assume mon avis
Peut-être encore les anciens juges !!
puisqu'il n'y a pas encore si longtemps
toutes les "robes des chats" étaient à l'identique
Vous aurez, j'en suis sure remarqué la différence !
poil soie, pas de noeud
poil coton : noeuds et un aspect toujours mal coiffé

Liliane et Gerald sont à son service
mais quel bonheur en retour


Les pattes de chat



Les pattes de chat font oublier leur existence ;
on n’a jamais entendu dire qu’elles aient fait du bruit par maladresse, où qu’elles aillent.
Les chats se déplacent aussi silencieusement que s’ils foulaient de l’air
ou que s’ils marchaient sur des nuages.

Leur pas est doux comme le bruit d’un gong en pierre qu’on frappe dans l’eau,
doux comme le son d’une harpe chinoise au fond de quelque caverne.
Leur marche est parfaite comme l’intuition profonde
et indescriptible des plus hautes vérités spirituelles.

Natsume Soseki






ODE AU CHAT

Au commencement
les animaux furent imparfaits
longs de queue,
et tristes de tête.
Peu à peu ils évoluèrent
se firent paysage
s’attribuèrent mille choses,
grains de beauté, grâce, vol...
Le chat
seul le chat
quand il apparut
était complet, orgueilleux.
parfaitement fini dès la naissance
marchant seul
et sachant ce qu’il voulait.
L’homme se rêve poisson ou oiseau
le serpent voudrait avoir des ailes
le chien est un lion sans orientation
l’ingénieur désire être poète
la mouche étudie pour devenir hirondelle
le poète médite comment imiter la mouche
mais le chat
lui
ne veut qu’être chat
tout chat est chat
de la moustache à la queue
du frémissement à la souris vivante
du fond de la nuit à ses yeux d’or.

Il n’y a pas d’unité
comme lui
ni lune ni fleur dans sa texture:
il est une chose en soi
comme le soleil ou la topaze
et la ligne élastique de son contour
ferme et subtil
est comme la ligne de proue d’un navire.
Ses yeux jaunes
laissent une fente
où jeter la monnaie de la nuit.

Ô petit empereur
sans univers
conquistador sans patrie
minuscule tigre de salon,
nuptial sultan du ciel
des tuiles érotiques
tu réclames le vent de l’amour
dans l’intempérie
quand tu passes
tu poses quatre pieds délicats
sur le sol
reniflant
te méfiant de tout ce qui est terrestre
car tout est immonde
pour le pied immaculé du chat.

Oh fauve altier de la maison,
arrogant vestige de la nuit
paresseux, gymnaste, étranger
chat
profondissime chat
police secrète de la maison
insigne d’un velours disparu
évidemment
il n’y a aucune énigme
en toi:
peut-être que tu n’es pas mystérieux du tout
qu’on te connaît bien
et que tu appartiens à la caste la moins mystérieuse
peut-être qu’on se croit
maîtres, propriétaires,
oncles de chats,
compagnons, collègues
disciples ou ami
de son chat.

Moi non.
Je ne souscris pas.
Je ne connais pas le chat.
Je sais tout de la vie et de son archipel
la mer et la ville incalculable
la botanique
la luxure des gynécées
le plus et le moins des mathématiques
le monde englouti des volcans
l’écorce irréelle du crocodile
la bonté ignorée du pompier
l’atavisme bleu du sacerdoce
mais je ne peux déchiffrer un chat.
Ma raison glisse sur son indifférence
ses yeux sont en chiffres d’or




" Un aphorisme est réussi lorsqu'il n'y a rien à ajouter à quelque chose
dont il y aurait beaucoup de choses à dire."
Sylvain Tesson

Je vous recommande ce délicieux livre écrit par l'écrivain voyageur Sylvain Tesson.
Il ne s'agit pas d'un roman mais d'une succession d'aphorismes.

Voici quelques aphorismes tirés du livre :


Le soir tire son épingle du jour.

Chagrin : collier en perles de larmes.


Qui instruit le procès des arbres qu'on abat ?


Ce qui chiffonne l'œillet, c'est la beauté des roses


Sillage : la mer qui cicatrise.


Maison hantée : le bail des vampires

Huitre : rocher au cœur tendre.

La désillusion est l'hommage que la lucidité rend à l'imagination.

La trotteuse est une guillotine qui décapite les secondes

J'aime trop les fleurs pour en jeter à qui que ce soit.

J'ai beau tuer le temps il ressuscite toujours

Les souvenirs sont la cendre de nos jours partis en fumée

Les fleuves vérifient-ils leurs sources ?

Le creux de l'oreiller : pour y enterrer mes rêves

L'espérance est la patience des résignés.

L'instinct : odorat de l"esprit.

Insomnie : tapage nocturne des pensées.

Aucun mot d'amour brûlant n'a jamais enflammé un papier à lettre

La lune traverse la nuit en éclaireur pour signaler à l'aube que tout est clair.

Malchance : impôt sur la fortune.

Livres : il s'en passe de belles sous les couvertures


Puma dans la grand canyon : un chat dans la gorge.

A quoi rêve l'eau dormante ?

Le baiser du vent s'appelle une bise.

La vie des kangourous est riches en rebondissements.

A quoi rêve un sage endormi dans un champs d'herbes folles ?
.
La sauterelle : point d'exclamation de la prairie



Au music-hall de la nature, on donne chaque année le strip-tease de l'automne
avant que ne tombe le rideau de l'hiver.

Merci à Alain pour cette belle issue à partager

Ils l’avaient cherché pendant 3 longs mois leur petit chat noir à poils courts, après la disparition de Suika lors du tsunami qui avait notamment touché la ville d’Ofunato, où vit le couple de japonais.
Le 10 avril dernier, c’est un autre couple qui a surpris un chat noir abandonné dans la rue, près d’une forêt. Après l’avoir emporté, ce couple a décidé, au bout d’un mois sans nouvelles d’un éventuel propriétaire, de publier une photo de Suika dans un journal local.
Au moment d’imprimer la photo, c’est le photographe lui-même qui a identifié des lettres effacées sur le collier du chat indiquant les mots « Yamagishi » et un numéro de téléphone. Lorsque le photographe composera ce numéro, il tombera sur Kazuko, heureuse propriétaire du chat qui apprendra cette bonne nouvelle.
Le bonheur retrouvé tient désormais en une photo qui a réuni Kazuko, Takeo et Suika.