Sacré chat ou chat Sacré



Le vin est une des grandes réussites de l'homme pour transformer un fruit périssable en quelque chose de permanent.
JEAN ARLOTT









Le raisin est toxique pour le chien, le chat et le furet. Une grappe de raisins frais peut être fatale pour un chien d’une dizaine de kilos !
Le raisin sec est plus concentré en principe toxique.
Il faut souligner que la sensibilité aux effets nocifs du raisin varie aussi selon les animaux.
Les premiers signes cliniques d'intoxication apparaissent dans les heures suivant l’ingestion. Les signes d'empoisonnement sont:
Habituellement, l’intoxication évolue sur quelques jours. L'ingestion de raisin risque de provoquer une insuffisance rénale aiguë chez les chats et les chiens. Si votre animal a consommé du raisin, n'hésitez pas à contacter votre vétérinaire pour évaluer le risque et envisager la conduite à tenir.




" La passion est encore ce qui aide le mieux à vivre."
Emile Zola

Emile Zola est un auteur incroyablement prolifique et de talent Il est connu dans le monde entier pour son article « J’accuse » dans l’Aurore, journal alors dirigé par Clémenceau, étape importante de l’avancée de la justice dans cette honte nationale qu’a été l’Affaire Dreyfus. De façon non accessoire, il était l'ami de Manet, de Renoir ainsi que l’ami d’enfance de Cézanne, il est enterré au Panthéon (sa tombe au cimetière de Montmartre est donc un cénotaphe).
Dans le rude univers des Rougeon-Macquart, on n'imagine pas la place
pour les animaux, et les chats en particulier. Pourtant, Emile Zola (1840-1902)
avait la passion des chats, et il en mis quelques-uns en scène dans ces
plus célèbres romans.

Le rêve secret de l'auteur de Germinal aurait été de rassembler,
à travers son oeuvre, une véritable arche de Noé, car affirmait-il :
"Je suis un ami des bêtes et, dans mes livres, j'ai mis la vie totale :
les bêtes et les hommes." Zola racontait volontiers que lorsque,
étant jeune écrivain, il vivait dans une chambre parisienne,
il la partageait avec cinq ou six chats.

Quand le succès lui permis de s'installer en banlieue, à Médan,
il en eut tout un groupe.

Maison d'Emile Zola à Médan

Sa maison de Medan, près de Poissy, au bas de l’une des boucles de la Seine,
était le royaume des chats, il ne pouvait s’en passer.
La maison est aujourd’hui transformée en musée Dreyfus.
http://www.youtube.com/watch?v=BEQwkfBrR_s

" Les chats, je les aime fort, ils furent mes favoris ", confiait-il.

On retrouve un reflet de ceux qu'il aima dans plusieurs textes, dont
Le Paradis des chats, un des nouveaux contes à Ninon, où un chat de
maison tente de suivre les enseignements d'un matou de gouttière puis
y renonce, effrayé par le danger extérieur, préférant le confort et
l'assurance d'un repas quotidien à une liberté totale.

Un angora qui vit dans un luxe effréné et qui est nourri à la viande rouge (à la fin du 19ème, les enfants pauvres ne savent ce que c’est...) a envie de partir et de voir ce qu’est la vie à côté de son écrin de luxe... C’est un chat, il fait donc ce qu’il veut et file par la fenêtre ouverte et... c’est là que commencent les ennuis ! Un enfer, il n’a rien à manger, il doit aller faire les poubelles comme un vulgaire chat errant, il finit par décider de rentrer, là il se prend une grosse punition pour s’être enfui mais il décide finalement que le paradis sur terre existe là où il y a à manger...
La moralité de cette belle histoire ne serait-elle pas qu'il faudrait peut-être toujours apprécier ce que l'on a et ne pas trop chercher à désirer ce que l'on a pas et que l'on imagine toujours plus merveilleux... N'est-ce pas MISS IO ?

Le paradis des chats raconté par Gilles-Claude Thériault .
https://www.youtube.com/watch?time_continue=10&v=TmD3a_549to

Les chats dans les romans d'Emile Zola :
Dans La faute de l'abbé Mouret, on retrouve trois chats.



Seul François, le chat de Thérèse Raquin, possède un regard diabolique.



Mais c'est sans doute dans le personnage de Minouche, la délicate petite
chatte blanche de la Joie de vivre, que Zola a mis le plus de tendresse et
d'humanité. Minouche dont il confiait qu'elle avait été l'animal le plus aimé.

" Ah ! voyez-vous ", disait-il, " la mort des bêtes est une chose bien
spéciale. Mais elle ne saurait toucher et faire songer que ceux qui les aiment...".

Surprenant Emile Zola, peintre sans pitié des passions et des tares de
l'humanité, qui se penchait sur la psychologie des animaux avec intérêt, et
qui peupla sa demeure et son jardin de lapins, poules, coqs, oies, canards, d'une
vache et d'un âne ainsi que de nombreux chiens et chats...

La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser.
Pourquoi la souffrance d'une bête me bouleverse-t-elle ainsi ?
Pourquoi ne puis-je supporter l'idée qu'une bête souffre
au point de me relever la nuit, l'hiver, pour m'assurer que
mon chat a bien son bol d'eau ?

Pour moi, je crois bien que la charité pour les bêtes est faite de ce
qu'elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux.
Une créature qui souffre et qui n'a aucun moyen de nous faire
entendre comment et pourquoi elle souffre, n'est-ce pas affreux,
n'est-ce pas angoissant ?




AUTOMNE - Ce vendredi 22 septembre marque le premier jour de l'automne. Déjà? Enfin? Certains d'entre nous seront surpris d'entendre que l'été est terminé. Parmi les arbres en revanche, pas de surprise, ils préparent l'automne depuis plusieurs semaines déjà.
"Personne ne s'étonne que sous nos latitudes, les forêts se dénudent en automne et reverdissent au printemps. Pourtant la chute et la repousse annuelles des feuilles sont un petit miracle, car le processus implique que les arbres aient la notion du temps", écrit le forestier allemand Peter Wohlleben dans son passionnant ouvrage "La vie secrète des arbres".
Comme l'ours, l'arbre fait ses réserves
La recherche scientifique a percé les mystères de ce "petit miracle" qui a lieu chaque année sous nos yeux. Pendant l'hiver, les arbres sont dans un état que la science appelle la dormance, autrement dit, l'arrêt temporaire de croissance visible de toute structure de la plante contenant un méristème (le nom du tissu cellulaire qui grandit dans une plante).
Il existe un état précédant la dormance, la "paradormance" qui dure généralement jusqu'à fin octobre comme l'expliquait Science et vie. Pendant cette période, l'arbre prépare l'hiver. Il ralentit sa croissance jusqu'à l'arrêter totalement.
"À la fin de l'été, écrit encore Peter Wohlleben, une atmosphère singulière règne sur la forêt. Les houppiers ont troqué leur vert luxuriant contre un vert pâle tirant sur le jaune." Comme certains animaux qui se préparent à hiberner, l'arbre fait des réserves pendant les beaux jours. En enmagazinant du soleil, il peut faire des réserves de substances nutritives qui serviront aux nouvelles pousses du printemps.

Les arbres comptent les jours
Certaines espèces comme le merisier remplit ses réserves plus vite les autres. Dès le mois d'août, ses feuilles deviennent rouges, il prépare l'automne en rapatriant la chlorophylle et fait fuir les insectes qui voudraient s'y réfugier pendant la saison froide. Pour ne pas courir le risque de voir l'eau qu'ils ont ingéré geler et faire craquer leurs tissus, "une majorité d'espèces entreprennent de réduire progressivement leur teneur en eau, donc leur activité, dès le mois de juillet".
Mais attention, les arbres ne s'appuient pas seulement sur la baisse ou la hausse des températures. En effet, ce seul paramètre n'est pas suffisant pour diagnostiquer le changement de saison. Si c'était le cas, certains arbres se mettrait à fleurir au premier redoux du mois de janvier ou de février. Ils comptent aussi les jours.
Pour s'assurer que c'est bien le printemps qui commence et qu'ils peuvent découvrir leurs bourgeons, il faut qu'un nombre de jours de températures plus clémentes soit dépassé et que la durée des jours s'allonge. Grâce à des capteurs sur leur bourgeons et les écailles qui les protègent, les arbres parviennent à mesurer tout cela.
Et cette intelligence est partagée par les graines qui tombent au sol en automne. Elles savent aussi attendre pour ne pas germer trop tôt en fonction de la température de la terre, de la durée de l'ensoleillement.


