
Valou

"Un chat nommé Darwin"
de William Jordan.

Je me permets de citer quelques extraits de ce livre touchant
dans lequel l'auteur a trouvé les mots justes pour raconter
sa relation avec son compagnon chat

"La communication avec un chat a besoin de temps
pour s'établir mais elle est irréversible."

"Avec le temps,
le lien avec un chat gagne en profondeur et en subtilité."

-
"Darwin...mon minou" sortit de mes lèvres.
Sa queue s'agita et je repris "mon gros doudou, mon tout roux",
puis "mon roudoudou".
Mon roudoudou? J'avais toujours considéré avec pitié et condescendance
les petites mémés qui gâtifient en parlant à leur "minet joli,
m'amour, mon chatchat, mon chaton" ou à leur "beau toutou
, le trésor à sa maman",
ignorant ce qu'on peut ressentir à parler ainsi.
Maintenant que je faisais partie du club, je n'en éprouvais aucune gêne.
Toute honte bue, je me coulais dans l'affection de Darwin
comme un chat se coule dans une caresse. (...)
Je compris que mon esprit n'était pas différent
de celui de mon petit compagnon, ni supérieur.
Nos âmes se tenaient ensemble en toute égalité."
"Et c'est seulement lorsque notre compagnon tombe malade
que l'on mesure à quel point ce mécanisme est devenu envahissant.
Le monde se fissure et s'écroule autour de nous.
La souffrance du chat devient notre souffrance.
Lorsque, dolent et silencieux, il ne peut plus bouger,
on est immédiatement envahi par la dépression.
Mais, au moindre signe de rétablissement,
le soleil illumine notre âme et notre humeur confine à l'euphorie.
Autrement dit, la santé de notre compagnon
conditionne notre état comme si nos nerfs étaient directement reliés aux siens.
Bien que parfaitement conscient de cette influence,
on est incapable d'y échapper. "
