

Dans un décor japonais, entre silence et art délicat,
une passion impossible.
Maxence Fermine fait mouche une nouvelle fois
avec un récit initiatique plein de musicalité poétique.

Présentation du livre :
Chaque jour, de l'aube au crépuscule, Maître Kuro pratique l'art subtil de la calligraphie. Une activité mêlant la peinture à l'écriture dont la frontière est si ténue qu'elle en paraît invisible. " Le jour où la jeune Yuna, une calligraphe prodige, le sollicite pour apprendre à parfaire son art, Maître Kuro hésite. Celle qui se rêve son élève sera-t-elle à la hauteur de ce qu'un tel enseignement exige ? Convaincu par sa sincérité et sa motivation, il fait d'elle sa disciple, lui imposant un quotidien de sacrifices et d'exigence à la recherche de l'harmonie et de l'équilibre parfaits : la voie du zen, clef de la maîtrise de leur art. Mais au fil des saisons, la proximité des deux êtres éveille en eux une sensualité qu'ils n'osent pas s'avouer.

Pour la seconde fois, je me suis laissée envoûter
par la plume délicate de Maxence Fermine.
Son livre intitulé "Neige" (déjà présenté sur le blog) m'avait déjà enchantée,
j'ai retrouvé dans ce petit recueil l'écriture poètique et mélodieuse de l'auteur.
Maxence Fermine nous plonge dans une atmosphère incroyablement zen.

Extraits :
Dans l'atelier de Maître Kuro, la seule musique perceptible est le silence.
Véritable écrin pour l'artiste, c'est d'abord un espace de liberté et de création.
Un puits de lumière offre une clarté zénithale d'une grande pureté. Ouvrant sur
le spectacle de la nature. Ciel bleu ou nuageux, nuit noire ou étoilée.
Vision emplie de sérénité.

(...)Être attentif à une branche prise dans le vent du matin.
Observer le mouvement de la brume et des nuages. Vivre les lieux .
Respirer les parfums de la nature. Saisir l'instant.

(...) Ses yeux sont deux pierres de jade et son pelage tâcheté comme
celui d'une panthère des neiges.
Le félin affamé, émet un miaulement plaintif, aussi son hôte
lui donne-t-il un peu de lait dans une écuelle. Puis le prend entre
ses mains, duvet soyeux d'une incomparable légèreté, entrouve
son kimono et le pose contre sa poitrine.
Lové, le chaton s'endort aussitôt.


