Sacré chat ou chat Sacré
Aujourd'hui est la première page blanche d'un livre de 365 pages.
Ecrivez-la bien.
Que cette nouvelle année vous soit heureuse,
que vos jours soient filés de soie.
Madame de Sévigné
Janvier, mars, mai, juillet, août, octobre décembre.
Des mois élégants : ils se mettent sur leur trente et un.
Tristan Bernard
Nuit de nouvel an sereine,
signe d'une année pleine.

Pour une majorité de Français (84 % selon un récent sondage Ifop) la chasse à courre est une activité cruelle d’un autre âge qu’il est urgent d’abolir. La France pourrait prendre exemple sur l’Allemagne et l’Angleterre qui l’ont interdite… tout en lui trouvant une alternative.
La chasse à courre, c’est de l’histoire ancienne outre-Rhin et outre-Manche. Si l’Allemagne l’a abolie en 1952, les Anglais ont franchi le cap en 2005. Et dans les deux pays, des variantes sans cruauté animale ont été trouvées.
Les Allemands l’ont remplacé par la « schleppjagd », que l’on pourrait traduire par « chasse au leurre ». Cette chasse fictive devient alors une course où les chiens et les hommes à cheval suivent un leurre sous la forme d’un tissu ou d’un bouchon de paille imprégné d’une odeur mêlant des déjections de renard et d’un bouillon de panse animale. Plusieurs villes organisent des parcours pour les cavaliers et leurs chiens.
En Angleterre, le « drag hunting », existe depuis les années 1800. Ce moyen de tester la vitesse des chiens avec les chevaux est devenu un véritable sport. Le but : suivre une odeur artificielle sans mise à mort. Aucun animal n’est poursuivi.
En 2005, lorsque l’Angleterre a décidé de mettre fin à la chasse à courre, le pays s’est adapté en organisant ces chasses fictives. Les chasseurs se sont mis à pratiquer ce sport sans tuer d’animaux.
Ces exemples allemand et britannique montrent que la « tradition » peut parfaitement être préservée, pour peu qu’elle sache se moderniser et s’adapter à l’évolution de nos sociétés et des mentalités.

Contrairement à ses voisins, la France autorise toujours la chasse à courre.









