Sacré chat ou chat Sacré


Il est des nœuds secrets, il est des sympathies
Dont par le doux rapport les âmes assorties
s’attachent l’une à l’autre et se laissent piquer.
Par ces « je ne sais quoi » qu’on ne peut expliquer
(Corneille)
Pour survivre, les ours polaires ont besoin de beaucoup de graisse, qu’ils trouvent dans les phoques qu’ils dévorent. Le problème, c’est que la glace diminue de 14% en moyenne tous les dix ans, ce qui rend compliqué l’accès aux proies, et pousse les ours à nager bien davantage, à parcourir des distances toujours plus grandes pour se restaurer. En bon cercle vicieux, ces distances en augmentation requièrent plus d’énergie, énergie qui se raréfie à mesure que les phoques sont de moins en moins accessibles pour les ours polaires qui dépérissent, en sous-nutrition, entravés par un environnement qui leur est de plus en plus hostile à cause de la fonte des glaces.
De plus en plus d’ours polaires meurent de faim, aussi leur population a diminué de près de 40% depuis 2008, n’en déplaise aux climatosceptiques. Sans oublier que la fonte des glaces et l’irrémédiable altération de l'environnement qu’elle cause font grimper le taux de stress des ours, et font grimper leur taux de mortalité.
Un constat révoltant :
Cette espèce menacée est vouée à disparaître dans un court délai.
Résumé du livre :
Ressentir, s'émouvoir, agir en fonction des évènements est-il le propre de l'homme ? L'éthologie prouve, chaque jour davantage, combien le fossé que nous avons creusé entre nous et le monde animal mérite d'être comblé au fil des découvertes. L'animal se sert de l'outil, il sait rire, tricher, établir des stratégies. Il peut faire l'amour par plaisir, témoigner de la compassion sans arrière-pensée, soigner, adopter ou se sacrifier dans l'intérêt général (...)
En attendant, l'indifférence à son égard s'apparente à un crime contre l'humanité, tant il est évident que nous ne saurions nous passer de son existence.
De nombreuses voix se sont déjà élevées pour défendre la cause animalière, mais rarement les animaux avaient pris la parole. Il fallait que le cochon raconte son périple jusqu’à notre assiette – s’il n’est pas jeté contre un mur à sa naissance car jugé trop faible, c’est la « cloison thérapie » –, que la tortue explique à ceux qui jettent des sacs en plastique dans la mer ce que c’est d’agoniser d’une occlusion intestinale, que le lévrier dise à son maître qu’il ne veut pas mourir par strangulation le jour où il aura perdu une course, et donc de l’argent…
Cochon, tortue, lévrier, lapin, requin, ortolan…, ils sont 16 à s’exprimer à tour de rôle. Si des initiatives positives ont adouci la vie de certains d’entre eux, le rapport le plus souvent violent de l’homme à l’animal n’en reste pas moins inacceptable.
Dans un plaidoyer hors norme, Allain Bougrain Dubourg nous invite à considérer les animaux, nos voisins de planète, avec respect.
Allain Bougrain Dubourg consacre sa vie à la protection des animaux depuis l'âge de 12 ans. En 1986, il devient président de la Ligue de protection des oiseaux. Administrateur de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Conseil national de la transition écologique, il est aussi chroniqueur à Europe 1.

« Les chats sont des vagabonds des nuits, des princes de velours aux âmes mystérieuses. »
Pierre Botero
JARDIN SECRET
https://www.youtube.com/watch?v=wasYNNfnfVE