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Esprit es-tu là ??

Sacré chat ou chat Sacré

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Publié le par leprasmel

 

Joachim Du Bellay

Joachim du Bellay est un poète français né le 1 mai 1522
au château de la Turmelière à Liré, dans le Maine-et-Loire,
et mort le 1 janvier 1560 à Paris.

 

Château de La Turmelière

Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade,
groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste,
la " Défense et illustration de la langue française ".

 

Malgré des problèmes de santé, de 1553 à 1557,

du Bellay devient secrétaire, à Rome,


du cardinal Jean du Bellay, son oncle et célèbre diplomate.


Cet exil de quatre ans, durant lesquels il écrit

Les Antiquités de Rome, commence dans l'enthousiasme.


Le poète découvre la ville mythique de l'Antiquité,

qui n'est plus que ruines, faste et débauche.


Le dégoût et le regret s'emparent du poète,

sentiments qui lui inspireront ses plus belles pages.


Rome qu'il a tant magnifiée dans ses rêves, le déçoit.

De retour à Paris, en 1558,


il publie"Les Antiquités de Rome ", les" Divers Jeux rustiques "

et son œuvre la plus célèbre, " Les Regrets ", un recueil de 191 sonnets
dont le 31e, le fameux : « Heureux qui comme Ulysse »,
en alexandrins, où il exprime sa nostalgie.


Ces écrits sont reconnus en leur temps et valent à Joachim du Bellay
de participer à la vie intellectuelle parisienne.


Sourd et malade, il s'éteint subitement, à sa table de travail,
dans la nuit du 1er janvier 1560.

à l'âge de 38 ans !

 

 

Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage


Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-làqui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

( Recueil les regrets )

 

Joachim du Bellay composa en 1558 une longue pièce de vers,

"Vers français sur la mort d'un petit chat",


qu'il adresse à son ami Olivier de Magny.


Du bellay, alors en Italie,

se lamente de la mort de son petit chat BELAUD.

 

 

 

 

Maintenant le vivre me fâche ;
Et afin, Magny, que tu saches
Pourquoi je suis tant éperdu,
Ce n'est pas pour avoir perdu
Mes anneaux, mon argent, ma bourse ;
Et pourquoi est-ce donques ? Pour ce
Que j'ai perdu depuis trois jours
Mon bien, mon plaisir, mes amours.
Et quoi ? ô souvenance gréve !
A peu que le cœur ne me creve,
Quand j'en parle, ou quand j'en écris :
C'est Belaud mon petit chat gris :
Belaud, qui fut par avanture
Le plus bel œuvre de que Nature
Fit onc en matiere de chats :
C'étoit Belaud la mort aux rats,
Belaud, dont la beauté fut telle,
Qu'elle est digne d'être immortelle.

Donques Belaud premièrement
Ne fut pas gris entièrement,
Ni tel qu'en France on les voit naître ;
Mais tel qu'à Rome on les voit être.
Couvert d'un poil gris argentin,
Ras et poli comme satin,
Couché par ondes sur l'eschine,
Et blanc dessous comme un hermine :
Petit museau, petites dents,
Yeux qui n'étoient point trop ardents ;
Mais desquels la prunelle perse,
Imitoit la couleur diverse
Qu'on voit en cet arc pluvieux,
Qui se courbe au travers des cieux.
La tête à la taille pareille,
Le col grasset, courte l'oreille,
Et dessous un né ébenin,
Un petit mufle lyonnin,
Au tour duquel étoit plantée
Une barbelette argentée,
Armant d'un petit poil folet
Son musequin damoiselet.
Jambe gresle, petite patte,
Plus qu'une moufle delicate ;
Sinon alors qu'il degaînoit
Cela, dont il égratignoit :
La gorge douillette et mignonne,
La queue longue à la guenonne,
Mouchetée diversement
D'un naturel bigarement :
Le flanc haussé, le ventre large,
Bien retroussé dessous sa charge,
Et le dos moyennement long,
Vrai sourian, s'il en fut ong.

Tel fut Belaud, la gente bête,
Qui des pieds jusques à la tête,
De telle beauté fut pourvû,
Que son pareil on n'a point vû.
O quel malheur ! ô quelle perte,
Qui ne peut être recouverte !
O quel deuil mon ame en reçoit !
Vraiment la mort, bien qu'elle soit
Plus fier qu'un ours, l'inhumaine,
Si de voir, elle eût pris la peine,
Un tel chat, son cœur endurci
En eût eu, ce croi-je, merci :
Et maintenant ma triste vie
Ne haïroit de vivre l'envie.
Mais la cruelle n'avoit pas
Goûté les folâtres ébas
De mon Belaud, ni la souplesse
De la gaillarde gentillesse :
Soit qu'il sautât, soit qu'il gratât,
Soit qu'il tournât, ou voltigeât
D'un tour de chat, ou soit encores,
Qu'il print un rat, et or et ores,
Le relâchant pour quelque temps
S'en donnât mille passe-temps.
Soit que d'une façon gaillarde
Avec sa patte fretillarde,
Il se frottât le musequin ;
Ou soit que ce petit coquin
Privé sautelât sur ma couche,
Ou soit qu'il ravît de ma bouche,
La viande sans m'outrager,
Alors qu'il me voyoit manger ;
Soit qu'il fît en diverses guises
Mille autres telles mignardises.
Mon Dieu ! quel passe-tems c'étoit
Quand ce Belaud vire-voltoit,
Folâtre au tour d'une pelotte ?
Quel plaisir, quand sa tête sotte
Suivant sa queue en mille tours,
D'un roüet imitoit le cours !
Ou quand assis sur le derriere
Il s'en faisoit une jarretiere
Et montrant l'estomac velu,
De panne blanche crespelu,
Sembloit, tant sa trogne étoit bonne,
Quelque Docteur de la Sorbonne ;
Ou quand alors qu'on l'animoit,
A coups de patte il escrimoit,
Et puis appaisoit sa colere,
Tout soudain qu'on lui faisoit chere.

Voilà, Magny, les passe-temps,
Où Belaud employoit son temps ;
N'est-il pas bien à plaindre donques ?
Au demeurant tu ne vis onques
Chat plus adroit, ni mieux appris
A combattre rats & souris.
Belaud sçavoit mille manieres
De les surprendre en leurs tesnieres,
Et lors leur falloit bien trouver
Plus d'un pertuis, pour se sauver ;
Car onques rat, tant fût-il vite,
Ne se vit sauver à la fuite
Devant Belaud ; au demeurant
Belaud n'étoit pas ignorant :
Il sçavoit bien, tant fut traitable,
Prendre la chair dessus la table,
J'entens, quand on lui presentoit,
Car autrement il vous grattoit,
Et avec la patte friande
De loin muguetoit la viande.
Belaud n'étoit point mal-plaisant,
Belaud n'étoit point mal-faisant,
Et ne fit oncq; plus grand dommage
Que de manger un vieux fromage,
Une linotte et un pinson
Qui le fâchoient de leur chanson ;
Mais quoi, Magny, nous-mêmes hommes
Parfaits de tous points nous ne sommes.
Belaud n'étoit point de ces chats,
Qui nuit et jour vont au pourchats,
N'ayant souci que de leur panse :
Il ne faisoit si grand' dépense,
Mais étoit sobre à son repas
Et ne mangeoit que par compas.
Aussi n'étoit-ce sa nature
De faire par-tout son ordure,
Comme un tas de chats, qui ne font
Que gâter tout par où ils vont.
Car Belaud, la gentille bête,
Si de quelque acte moins qu'honnête,
Contraint, possible il eût été,
Avoit bien cette honnêteté
De cacher dessous de la cendre
Ce qu'il étoit contraint de rendre.

Belaud me servoit de joüet ;
Belaud ne filoit au roüet,
Gromelante une letanie
De longue et fâcheuse harmonie ;
Ains se plaignoit mignardement
D'un enfantin miaudement.
Belaud (que j'aye souvenance)
Ne me fit oncq plus grand' offense
Que de me réveiller la nuit,
Quand il entroyoit quelque bruit
De rats qui rongeoient ma paillasse :
Car lors il leur donnoit la chasse,
Et si dextrement les happoit,
Que jamais un n'en échappoit ;
Mais, las, depuis que cette fiere
Tua de sa dextre meurtriere
La sure garde de mon corps,
Plus en sureté je ne dors :
Et or, ô douleurs non pareilles !
Les rats me mangent les oreilles :
Même tous les vers que j'écris,
Sont rongez de rats et souris.
Vraiment les Dieux sont pitoyables
Aux pauvres humains miserables,
Toujours leur annonçant leurs maux,
Soit par la mort des animaux,
Ou soit par quelqu'autre présage,
Des cieux le plus certain message.
Le jour que la sœur de Cloton
Ravit mon petit peloton,
Je dis, j'en ai bien souvenance,
Que quelque maligne influence
Menaçoit mon chef de là haut,
Et c'étoit la mort de Belaud :
Car quelle plus grande tempête
Me pouvoit foudroyer la tête !
Belaud étoit mon cher mignon,
Belaud étoit mon compagnon,
A la chambre, au lit, à la table ;
Belaud étoit plus accointable
Que n'est un petit chien friand,
Et de nui n'alloit point criand
Comme ces gros marcous terribles,
En longs miaudemens horribles :
Aussi le petit Mitouard
N'entra jamais en Matouard :
Et en Belaud, quelle disgrace !
De Belaud s'est perdu la race.
Que plaît à Dieu, petit Belon,
Que j'eusse l'esprit assez bon,
De pouvoir en quelque beau stile
Blasonner ta grace gentile
D'un vers aussi mignard que toi :
Belaud, je te promets ma foi,
Que tu vivrois, tant que sur terre
Les chats aux rats feront la guerre.

Joachim du Bellay

 

 

Autre poème sur les chats,
celui-ci s'adresse à la charmante Ménine.

Ménine aux yeux dorés, au poil doux, gris et fin,
La charmante Ménine, unique en son espèce.
Ménine, les amours d'une illustre Duchesse
Et donc plus d'un mortel enviait le destin.
.............................................................
Ménine, qui jamais ne connut de Ménin,
Et qui fut de son temps des chattes de Lucrèce
Chatte pour tout le monde, et pour les chats tigresse :
Au milieu de ses jours en a trouvé la fin.
..............................................................
Que lui sert, maintenant, que dédaigneuse et fière
Jamais d'aucun matou, sur aucune gouttière,
Elle n'ait écouté les amoureux regrets.
............................................................
La Parque étant ses droits sur tout ce qui respire
Et de ne rien aimer tout le fruit qu'on étire,
C'est une triste vie, et puis la mort après.


Joachim du Bellay

 

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Si vous cherchiez un peu

Excellent pour les neurones

Vos réponses pour ce soir ce serait chaouette

Belle journée blanche ce jour

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Nadia nous offre un joli spectacle

 

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Des chaussures qui ressemblent à des pâtisseries

 

Basée à Orlando aux États-Unis,

la société The shoe Bakery, fondée par Chris Campbell,


propose des chaussures à talons insolites et originales qui ont la forme de pâtisseries.


Si vous êtes gourmande ou tout simplement amatrice de cuisine,


cette gamme de chaussures vous propose de porter des modèles

inspirées de cônes glacés, de donuts ou encore de gâteaux.

 

Ces modèles uniques et originaux sont commercialisés entre 200 et 400 dollars.
Vous trouverez plus d'informations sur le site officiel de la société The Shoe Bakery.

 

qui se met à vos pieds

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A qui sait attendre, le temps ouvre ses portes."


Proverbe chinois

La patience du chien.


Le photographe Martin Usborne

a fait une série de photos de chiens qui attendent patiemment


dans la voiture de leur propriétaire.


"Si ce n'est aujourd'hui, ce sera demain :

rappelons-nous que la patience est le pilier de la sagesse."


Frédéric Mistral


"Pour cultiver l'amitié entre deux êtres,

il faut parfois la patience de l'un des deux."


Proverbe indien

"Tout vient à point à qui sait attendre."
Clément Marot

"Attendre et voir venir."
Daniel Defoe

 

 

 

"La patience est une fleur qui ne pousse pas dans tous les jardins."
John Heywood

"La patience est l'art d'espèrer."
Vauvenargues

 

Pendant un match de tennis entre

Venus Williams et Svetlana Kuznetsova à Auckland,

des ramasseurs de balles étaient des... chiens !

 

Il y a quelques jours, les joueuses de tennis Venus Williams et Svetlana Kuznetsova se sont affrontées à Auckland, en Nouvelle-Zélande, lors d'un match d'exhibition. Et ce ne sont pas des enfants qui ont été appelés pour ramasser les balles, mais trois adorables boules de poils :

Oscar, un Bullmastiff venu d'un refuge,

Ted, un Border Collie venant de prendre sa retraite après avoir participé à de nombreuses compétitions d'obéissance,

et

Super Teddy, un Jack Russell/Norfolk/Schnauzer miniature croisé vainqueur du concours national d'intelligence canine en 2014.


Comme tout toutou qui se respecte, ces trois chiens sont fous des balles de tennis,

et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont pris leur rôle très à coeur

et ont accompli leur mission avec un grand professionalisme !

 

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