Sacré chat ou chat Sacré
" Vous le savez, mon Dieu. J’ai aimé les baies, votre mer toujours recommencée, votre Soleil qui était devenu le mien, plusieurs de vos créatures, les mots, les livres, les ânes, le miel, les applaudissements dont j’avais honte, mais que je cultivais. J’ai aimé tout ce qui passe. Mais ce que j’ai aimé surtout, c’est vous qui ne passez pas. j’ai toujours su que j’étais moins que rien sous le regard de votre éternité et que le jour viendrait où je paraîtrais devant vous pour être enfin jugé. Et j’ai toujours espéré que votre éternité de mystère et d’angoisse était aussi une éternité de pardon et d’amour. Je n’ai presque rien fait de ce temps que vous m’avez prêté avant de me le reprendre. Mais avec maladresse et ignorance, je n’ai jamais cessé, du fond de mon abîme, de chercher le chemin, la vérité et la vie. »
Jean d'Ormesson




"Les chats ? L'âme visible de la maison..."
Jean Cocteau

" Il n'y a pas de chat ordinaire. "
Sidonie-Gabrielle Colette


L'hiver
L'hiver est arrivé.
Il a tout investi
Couvrant d'un grand tapis
Et les champs et les prés
Enrobant de gelée
Les arbres et les haies
Et dans un ciel défait
Gravant une traînée.
Maurice des Ulis



Droit dans ses bottes


Une graine de lotus vieille de mille ans : c’est le cadeau précieux que le Maître offre à ses trois petits disciples au cœur de l’hiver. Chacun des trois petits moines, avec son caractère, entreprend de s’occuper de sa graine.
Ben l’Ardent se lance immédiatement dans la plantation. Mais la saison est rude et Ben est trop pressé. Jing le Studieux cherche à tout connaître sur l’art de faire pousser le lotus. Mais la vie a des secrets qui ne sont pas consignés dans les livres. Quant à An le Serein, il commence par garder sa graine au chaud contre son cœur et poursuit ses activités quotidiennes. Au printemps, alors que Ben a perdu patience et Jing vu faner ses premières pousses trop fragiles, An plante la graine dans un coin de l’étang…
Dans cette allégorie du temps précieux et de l’harmonie où personne n'est jugé, l’auteure plante une petite graine chez le jeune lecteur qui comprend que son seul désir ou toutes les sciences du monde ne seront d’aucune utilité s’il ne s’accorde pas au mouvement de la nature.
Dans cet ouvrage, elle prend comme modèle un monastère du VVIIe s. et utilise la terre jaune qui a servi à sa construction pour créer le fond de ses dessins.
Un délicieux conte de sagesse, une belle ode au respect de la nature, une expérience à partager sans qu'il n'y ait de culpabilisation de ceux qui ont échoué, des images douces et expressives qui montrent la Chine de l'intérieur.

Un millier de ces panneaux, mentionnant l'adresse internet www.jeneportepasdefourrure.com et qui visent à interpeller le public sur le commerce de la fourrure, sont répartis à Paris et dans plusieurs villes de la région parisienne.
Selon la Fondation Bardot, "les gens dissocient l'objet de toute vie animale". "L'idée de cette campagne est d'interpeller ceux qui disent aimer les animaux, se promènent avec leur chien en ville, mais portent aussi des vêtements avec de la fourrure, parfois sans le savoir, pensant que c'est de la fourrure synthétique".
Les défenseurs des animaux rappellent que "la fourrure vient souvent de Chine où la fausse fourrure coûte plus cher. C'est donc de la peau de chien viverrin ou chien martre, de chats et de coyote qui sert à la confection de vêtements d'hiver", s'indignent-ils.
La fourrure est fréquemment utilisée pour le col d'une veste, la garniture d'un manteau ou la doublure de gants. Les animaux que l'on rencontre le plus fréquemment dans les fermes à fourrure sont les visons, les renards, les ratons laveurs et les chiens viverrins mais aussi des chinchillas, des ragondins, des putois et des zibelines.
L'association Fourrure Torture organisera aussi, comme chaque année depuis 2007, une journée d'action nationale, le samedi 13 janvier, soit le premier samedi des soldes d'hiver.
"Chaque année dans le monde, près de 140 millions d'animaux, principalement des visons, des renards, des chiens viverrins, et des lapins sont tués pour leur fourrure", a rappelé Olivier Rafin, directeur de cette association.
