Beaucoup de légendes existent autour du sandwich, ce fabuleux mets composé de pain, garni de plusieurs ingrédients à l’intérieur. Classique, original, exotique, audacieux, le sandwich se décline à l’infini, traversant les époques et les siècles avec panache, sans jamais prendre une seule ride.
Car le sandwich, c’est l’alternative que l’on choisit lorsque l’on ne sait pas quoi manger, et on sait pertinemment que le résultat sera une réussite (quand il ne s’agit pas du sandwich triangle, mangé à la hâte au bureau). Un succulent pain encore chaud et croustillant, quelques morceaux de cornichons, une bonne tranche de steak haché recouvert d’une toastinette au cheddar et nous voilà au paradis.
Le sandwich, un mets... venu de Sandwich, dans le Kent, en Angleterre
La véritable histoire du Sandwich ?
Tout commence il y a plus de 250 ans, à Sandwich, une ville chargée d’histoire située dans le Kent, en Angleterre. Contrairement aux idées reçues, si le sandwich se nomme ainsi, ce n’est pas à cause du nom de la ville, mais d’un homme : le Comte… de Sandwich !
On raconte que le Comte de Sandwich jouait beaucoup, peut-être un peu trop. Le bridge semblait occuper l’intégralité de son temps libre, au grand dam de son estomac. John Montagu, de son vrai nom, avait les moyens de passer ses journées, les fesses vissées sur sa chaise, car il était bien né.
4e de la lignée des Comtes de Sandwich, il était également Amiral dans la flotte de George III, à l’époque roi d’Angleterre (de 1760 à 1801). Accusé de corruption et tenu responsable de la défaite des Britanniques dans la guerre d’indépendance des États-Unis à la fin du 18e siècle (face notamment à notre La Fayette national), le Comte de Sandwich s’éteint à l’âge de 74 ans, en 1792. Mais sa reconnaissance est due à une invention, ou plutôt une habitude culinaire qui s’est inscrite dans l’Histoire à tout jamais : le sandwich.
John Montagu adorait les jeux d’argent. La légende raconte que l’homme flambait sans compter. Il passait le plus clair de son temps à jouer aux cartes, de jour comme de nuit. Tel un geek devant son jeu vidéo préféré, il ne pouvait se résigner à quitter la table, pour aller vaquer à d’autres occupations, comme aller faire pipi ou s’attabler pour manger un bon pot-au-feu. L’homme repoussait en effet éternellement l’heure du souper, ce qui entre nous n’était pas particulièrement raisonnable.
Un jour, qu’il participait à une partie qui s’éternisait sur plus de 24h,
l’homme demande à un serveur de lui apporter des tranches de viande froide,
glissées dans deux morceaux de pain.
Il souhaitait de cette manière se rassasier rapidement
et ne pas se salir les mains inutilement, absorbé par son jeu.
Ses compagnons de jeu, qui avaient également très faim,
ont demandé « la même chose que Sandwich ».
C’est ainsi qu’est né le sandwich, de manière totalement fortuite.
l'un des lieux les plus romantiques de la capitale italienne,
fondent littéralement en apercevant des chats endormis sans façon sur la tombe du poète Shelley,
ou occupés à leur toilette sur la stèle de son ami John Keats.
Les chats du cimetière font partie d'une colonie d'une centaine d'animaux
qui ont élu domicile dans les fossés entourant la pyramide de Caius Cestius,
face à la gare d'Ostiense.
S'ils ne ravissent pas la vedette aux monuments de la Ville éternelle,
ces figurants apparaissent souvent dans un coin de la photo-souvenir,
sur les cartes postales ou sur les calendriers vendus aux abords des sites les plus touristiques.
Les chats appartiennent au patrimoine de la ville, qui les protège, les soigne, les cajole.
"Le chat errant est considéré à Rome comme un citoyen à part entière",
explique Giosy Scarabino, l'une des responsables du Bureau municipal des droits des animaux.
Depuis 1997, une loi régionale assure "la protection des chats qui vivent en état de liberté".
Et l'article 11stipule quil est interdit à quiconque de les maltraiter
et de les déplacer de leur habitat", sous peine de sanctions qui ont été durcies en 2004 :
jusqu'à dix-huit mois de prison et 15 000 d'amende.
Donc le chat romain est libre, sous la protection de la loi,
y compris s'il squatte un lieu privé, comme le jardin ou la cour d'une copropriété.
Pas touche !
Une légende veut que, dans l'Antiquité,
les chats aient sauvé la ville de la peste en exterminant les rats.
Arrivés d'Egypte, où ils étaient sacrés,
les chats se sont rendus utiles en préservant des rongeurs les réserves de grains.
C'est à ce titre qu'ils étaient protégés par les empereurs romains.
Désormais embourgeoisés, les chats n'auraient plus ce rôle de service public.
"Erreur, déclare Giosy Scarabino,
même bien nourris ils demeurent des prédateurs pour les souris,
et dans certains quartiers de Rome, malheureusement, le problème reste bien réel."
Cependant, la municipalité ne va pas jusqu'à entretenir les 4 000 à 5 000 colonies félines - la plupart ne dépassant pas quatre ou cinq individus - recensées dans la commune. C'est l'oeuvre des gattare, un mot du dialecte romain pour désigner les femmes qui s'en occupent au quotidien, et à leurs frais. "Rome peut être considérée comme une marraine pour les chats, et le caractère du peuple romain, fait de simplicité et de sens de la bonté, est à rechercher dans cette sympathie, voire cet amour, pour les chats", estime Frère Renato, un franciscain qui a en charge sept colonies dans son quartier de Salario.
Chaque matin, "même avec la fièvre", ce vieil homme de 80 ans sort avec son vieux cartable plein à craquer de boîtes de nourriture. Rien ne le fera renoncer à sa tournée : "Saint François aimait les chats, ils font partie de mes frères en François", commente-t-il, énigmatique.
Les principales colonies sont très organisées. Presque invisible depuis la rue, le refuge de Torre Argentina abrite une activité quasi permanente. Une vingtaine de volontaires s'y relaient du matin au soir.
"Chacun des 380 chats a un nom, il est vacciné, stérilisé, fiché", explique Luana Stefani, l'une de ces volontaires qui s'affairent sans prêter attention à la forte odeur des lieux. Il y a un coin dortoir avec des cages et des paniers garnis de coussins pour les moins sauvages ou les plus faibles ; une infirmerie régulièrement visitée par des vétérinaires ; un bureau équipé de trois ordinateurs (avec leur souris) ; et partout des chats qui sautent sur les genoux du visiteur.
Souvent des touristes descendent l'étroit escalier, achètent quelques objets souvenirs, se renseignent sur l'adoption d'un chat, laissent une obole. Les colonies félines sont devenues une curiosité touristique.
Certains guides anglo-saxons proposent des itinéraires de catwatching. En octobre 2004, une Américaine de San Francisco, ancienne bénévole de Torre Argentina reconvertie en tour-opératrice, a organisé un tour d'Italie à thème : "Cats and culture". Pour sensibiliser le public à la cause des chats errants et satisfaire les passionnés, la ville de Rome organise chaque année un circuit en autocar pour visiter les colonies les plus peuplées et les plus pittoresques de la capitale.
Les touristes sont également les bienvenus à la grille de la Pyramide, où une affiche leur rappelle en six langues que les chats du cimetière protestant sont exclusivement à la charge des volontaires. "Hors frais de vétérinaire, l'entretien d'une colonie comme celle-là coûte 2 000 par mois", souligne Matilde Talli, la première à avoir créé une colonie vraiment organisée. C'était en 1985.
Pas d'ordinateur ici, mais, à force de venir tous les jours, Matilde connaît chacun de ses pensionnaires. De Peperoncino, l'agité qui croque les pigeons imprudents, à Otto, le dernier arrivé, arraché des griffes d'un garnement qui le martyrisait. "De 90 en hiver, leur nombre peut doubler en été, dit-elle. En juillet-août derniers, nous avons eu 58 abandons." Des chats déposés nuitamment dans des cartons ou jetés sans ménagement par-dessus le mur.
La vraie prolifération est le fait des chats domestiques, raconte Matilde : "Les gens croient que la stérilisation est contre-nature, les hommes surtout. Ils trouvent naturel et charmant qu'une chatte mette bas, mais ensuite ces portées finissent dans la rue." La limitation du nombre des félins est la priorité des responsables de la plupart des colonies. Fondatrice du sanctuaire de Torre Argentina, Silvia Viviani confirme : "Plus qu'un refuge, il s'agit d'un centre de promotion de la stérilisation. Il faut savoir qu'une chatte en liberté peut avoir jusqu'à 25 000 descendants au bout de cinq ans."
Tous ces amis des chats se mobilisent "sans un euro de subvention publique". Les autorités locales ont déjà fort à faire pour mettre en place des partenariats avec les institutions les plus concernées par le nombre et l'état sanitaire des colonies félines. Les jardins des hôpitaux, par exemple, sont des repaires appréciés. Les campus des universités et les cours des casernes aussi. Jusqu'au zoo de laVilla Borghèse, qui abrite, libres de tous barreaux, une cinquantaine de paisibles félins.
Il est difficile de résister au charme des chats de Rome, libres sans être errants, ni soumis ni sauvages, pas farouches mais indépendants. Des chats de dolce vita. Alors quand un touriste étranger prend envie d'en emporter un chez lui - ce qui se produit de plus en plus souvent -, il n'a qu'à descendre au refuge de Torre Argentina, il devra remplir de nombreux formulaires et répondre aux critères d'adoption plutôt tatillons définis par les gattare. Montrer patte blanche en quelque sorte, parce qu'un chat romain, ça se mérite.
Abandonner un animal n’est jamais sans conséquence, nous le savons. Et si la plupart des chiens abandonnés sont récupérés en refuges, la vérité est souvent toute autre pour les chats...
Certains chats préfèrent rester libres et fuir l’humain. Il y a aussi les chats qui se sont échappés et ceux qui se sont perdus. Tous ces petits félins qui ne se laissent pas approcher par peur, ont alors fini par former une nouvelle catégorie de chats : les chats férals*.
Mais, c’est quoi un chat féral exactement ? C’est un chat qui après domestication est revenu à la vie « sauvage » ou du moins sans dépendance à l’humain. Ce chat peut être un chat abandonné, mais cela peut aussi être un chat dont plusieurs générations de ses ancêtres ont vécu de cette façon. On a tous vu un chat, ou un groupe de chats, qui refusaient d’être approchés, et ce malgré le froid, la faim ou la maladie. Il faut les piéger avec des cages/trappes pour les soigner et s’ils se retrouvent entre 4 murs ils deviennent parfois très agressifs. De plus en plus d’associations prennent en compte cette catégorie de chats, pas ou difficilement adoptables. Souvent, après soins et stérilisation, elles les relâchent donc dans une zone où des bénévoles viennent les nourrir et vérifier qu’ils vont bien, sans tenter de les attraper.
Le chat féral, un être marqué par la cruauté
Un très jeune chaton issu de ces communautés peut être re-sociabilisé et vivre une vie paisible au chaud et à l’abri de la faim, mais faut il réussir à l’attraper. Les chats férals préfèrent vivre libres, chasser ou récupérer des restes dans des poubelles voire, dans des points d’alimentation spécifiquement mis en place par des bénévoles ou des amoureux des chats. Ce sont leurs anges gardiens qui prennent soin d’eux sans pour autant tenter de changer leur nature et la liberté retrouvée.
Généralement le 1er chat féral d’une famille a de mauvais souvenirs de l’humain,
que ce soit l’abandon, la maltraitance qui a causé sa fuite,
ou simplement les gens qui l'ont chassé quand il cherchait refuge
auprès de ceux qui étaient une référence de gentillesse.
Il transmet alors ses craintes à ses petits qui deviennent aussi méfiants que la mère, et qui reproduiront cette éducation à leurs propres petits, même si aucun humain ne leur a jamais fait de mal. Paradoxalement, ils accorderont leur confiance à un humain qui va les nourrir sans chercher à les toucher, et se laisseront plus facilement approcher s’ils sont malades par cette personne
Pas nécessairement un problème de socialisation
J’aborde aujourd’hui ce sujet parce que j’ai reçu plusieurs appels à l’aide de personnes ayant adoptées des chats férals, avec tous les problèmes d’agressivité de stress et de destructions que cela implique. On trouve un chat malade, on le fait soigner et on lui offre un toit, mais une fois remis sur pattes il tourne comme un lion en cage et finit par devenir agressif. On récupère un chaton sur un site d’annonces gratuites, et finalement le chaton reste prostré pendant des jours, refuse de s’alimenter, crache feule et griffe les adoptants qui ne comprennent pas. Quand on a eu, ou a encore, des chats domestiques avec lesquels les câlins, les ronrons et l’affection se manifestent au quotidien et qu’on se retrouve face à un tel chat, on se remet en question, alors qu’en fait, cela n’a rien à voir avec votre façon de procéder ! Certaines associations tentent de les placer par défaut d’informations, pensant qu’ils manquent juste un peu de socialisation et que cela passera avec le temps… ce qui n’est pas toujours vrai !
Les éléphants sont dotés d’une mémoire exceptionnelle. Ce sont des animaux qui parcourent plusieurs centaines de kilomètres. Ils vivent sur un très grand territoire et sont toujours à la recherche de l’eau et nourriture. Donc ils doivent se souvenir des lieux importants.
Ils sont même capables de se souvenir d’un chemin qui a changé au fil du temps. Telle est le cas de cette famille d’éléphants. En 1998, l’hôtel « Mfuwe Lodge » a été construit dans le parc national de Luangwa du Sud, en Namibie. Il a été construit directement sur un chemin que les éléphants de la région utilisés pour rejoindre les manguiers.
Alors, chaque printemps, les éléphants traversent le vestibule de l’hôtel,