Votre chat mordille tous les objets qui traînent à la maison ?
Le vétérinaire Cyril Berg, de l'émission 30 Millions d'Amis,
vous donne ses conseils !
LE PICA CHEZ LE CHAT
Le PICA, trouble du comportement alimentaire du chat qui mange des produits non comestibles, se manifeste principalement sur les races originaires d'Orient (Siamois, Orientaux, Korat, Thaïs, etc.)
et chats « dérivés » de ces races (Birmans, par exemple).
En fait, il s'agit plus d'un syndrome que d'une maladie. Et comme tout syndrome, ce dernier reste latent à vie dans le comportement du chat, avec des phases de pics et des phases de repos. L'origine de l'apparition de ce syndrome est liée à une angoisse ou un stress du (ou des) chat(s). Il n'est pas rare dans une communauté de voir plusieurs chats très proches présenter le même PICA, quelquefois par vicariance (forme de mimétisme).
Bien souvent, le chat a été séparé de sa mère avant 3 mois, et son apprentissage comportemental n'étant pas terminé, quand il se trouve face à une angoisse qu¹il ne sait gérer, faute de repères, il se jette sur n'importe quoi et le mange.
Le plus difficile est de trouver la source de l'angoisse. En effet, il peut s'agir d'un meuble déplacé, d'un nouveau canapé, d'un changement dans la composition du foyer (humain ou animal, un chat peut aussi ressentir une grossesse), même un changement de couleur de la gamelle, ou de la marque de litière, etc. Tout cela peut déclencher un PICA
Une fois la source identifiée, il est possible de supprimer le PICA, le chat arrête alors de dévorer n'importe quel pull, tissu, plastique ou autre matière susceptible de provoquer une occlusion intestinale, pouvant aller jusqu'au décès du chat si un vétérinaire n'intervient pas au plus vite.
Toutefois, à la prochaine angoisse, le chat peut recommencer.
Quoi qu'il en soit, une thérapie comportementale est fortement recommandée dès l'apparition des premiers symptômes.
Cette thérapie peut s'appuyer sur une combinaison de fleurs de Bach ou sur l'homéopathie (Nux vomica 7 CH, 5 granules par jour) pour accélérer le processus de récession, mais non de « guérison », qui ne sera jamais totale.
N'oublions jamais qu'un chat souffrant de PICA en souffrira toute sa vie, le tout est de faire en sorte de ne pas provoquer d'angoisses chez lui, afin d'éviter les phases de pics du syndrome, sachant que ces phases peuvent aussi ne jamais réapparaître si la thérapie comportementale est respectée à la lettre, et à vie, chez le chat concerné.
Le caméléon panthère est l'une des plus grandes espèces de caméléons du monde : le mâle peut atteindre 55 cm. C'est aussi l'une des plus colorées. Le caméléon panthère est originaire de Mdagascar, dans l'océan indien. Il a également été introduit dans l'île de la Réunion, où il est appelé « l'endormi ».
Il est très courant dans les jardins et les forêts. Le caméléon panthère est un animal arboricole, qui vit dans les forêts de Madagascar. Il en existe de différentes couleurs, qui vivent dans les différentes régions de l'île. C'est un animal insectivore, qui repère les insectes avec ses yeux mobiles, avant de les capturer au moyen de sa longue langue gluante.
Le caméléon change-t-il vraiment de couleur pour se confondre avec son environnement ?
Pas vraiment. Il s'agit en fait d'une idée reçue. Le caméléon est effectivement capable de changer de couleur, grâce à des cellules de son corps, appelées les chromatophores. Cependant, ce changement de couleur ne permet pas au caméléon de prendre la couleur de son support (les branches, les feuilles, etc.), et de s'en servir ainsi de camouflage : le caméléon change de couleur pour communiquer avec les autres, ou exprimer son humeur. Lorsqu'il a peur, le caméléon devient très sombre, presque noir. Au contraire, lorsqu'il est énervé, il devient rouge vif, pour bien montrer qu'il ne faut pas le chercher ! Lorsqu'un caméléon mâle veut séduire une femelle, il « fait le beau », et se pare alors de couleurs très vives,rouge, vert, blanc...
Les chiens sont dotés d’une intelligence émotionnelle remarquable. Ils comprennent le langage corporel et sont capables de déchiffrer les différents tons de voix et de leur associer des sentiments précis. Et ils sont aussi en mesure de lire notre visage afin de comprendre notre état d’esprit.
Or, pour y parvenir, le fait d’incliner légèrement la tête sur le côté leur donne un avantage visuel: ils décryptent mieux les changements dans nos composantes faciales en enlevant ainsi leur museau de leur champ de vision, qui bloque la partie inférieure de notre visage.
Or, c’est spécifiquement la bouche qui est révélatrice !
Comment est née la sonate intitulée la « fuga del gatto »
(La fugue du chat ) de Domenico Scarlatti ?
Nous sommes dans les années 1730 à la cour du roi d’Espagne à Madrid,
l’infante Maria Barbara du Portugal vient d’en épouser le roi
et est donc venue de Lisbonne avec sa suite.
Ses servantes, sa vaisselle, ses couturières et son musicien, dit alors maître de musique, profession importante s’il en est au point que le Bourgeois Gentilhomme de Molière ne pourra pas imaginer son entrée en noblesse sans passer par les leçons de ce type de professeur d’excellence…
Le musicien de la reine, Domenico Scarlatti, est comme un coq en pâte,
il est juste payé pour faire la musique qu’il aime
et il gagnera probablement bien sa vie puisqu’à sa mort,
555 sonates et fugues auront été écrites.
Ce musicien de la Reine d’Espagne avait un chat.
Une chatte, d’ailleurs, Pucinella.
Un jour, Pucinella marche sur le clavier du musicien.
On imagine que tout de suite, les quatre ou cinq notes jouées par le chat donnent une idée à Domenico Scarlatti , elles deviennent le thème de ce qui sera la fugue en sol mineur L 499.
Elle est très connue parmi les 555 autres compositions de cet homme, car justement, elle s’appelle
« La fugue du chat »… La « fuga del gatto »,
le musicien est évidemment italien
Domenico Scarlatti (1685 - 1757) a tellement écrit
qu’il faudra attendre les années 1950
pour que la totalité de son œuvre soit enregistrée,
la fugue du chat est l’une des pièces les plus connues…
Dans ce livre, le légendaire photographe animalier Art Wolfe se tourne vers l'une des techniques de survie les plus fondamentales de la nature : l'art du camouflage. Ses portraits montrent les animaux et les insectes disparaissant dans leur environnement, en utilisant des supercheries, des déguisements, voire des leurres, pour se confondre et ainsi tromper l'œil à la fois des prédateurs et des proies.
À une époque où de nombreuses espèces sont obligés de se camoufler pour lutter contre la perte de leur habitat mis en danger par l'homme, ce livre met en valeur la beauté et les solutions extrêmes auxquelles les animaux doivent recourir pour s'assurer de rester en vie dans un monde où il faut manger pour ne pas être mangé.
Repérer dans chaque photographie l'animal caché est un jeu à la fois plaisant et instructif, tant les compositions de Wolfe sont habiles et trompeuses.
Biographie de l'auteur
Art Wolfe est un photographe américain spécialisé dans la nature et les animaux, couronné par de nombreux prix : Prix Rachel Carson, Audubon... et dont les photos paraissent régulièrement dans National Geographic, Geo, Terre sauvage...Il est l'auteur de nombreux livres, dont Cache-Cache paru au Chêne, Afrique source de la vie et Libres et sauvages chez Nathan.
Sous ses apparences ludiques, cet ouvrage est une ode à la nature et son formidable art du camouflage.Reprenant des clichés du photographe animalier Art Wolfe, ce livre saura vous étonner !
Ce n'est pas facile de trouver au premier coup d'oeil
Ecrivain romantique, François René de Chateaubriand (1768-1848) est né à Saint Malo et passe une partie de son enfance au château de Combourg, qu’il a immortalisé dans ses Mémoires : «C’est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis». Fuyant la révolution française, il gagne l’Amérique en 1791 et revient en France en 1800, où il publie en 1802 «Le Génie du Christianisme». Il consacre alors sa vie à la littérature et à la politique, nommé secrétaire d’ambassade par Napoléon Bonaparte. Ses écrits regroupent des œuvres de voyages, des essais sur le catholicisme, des récits et ses «Mémoires d’outre-tombe» dans lesquelles il s’affirme comme le grand précurseur du romantisme français.
Le chat-fantôme
du Château de Combourg de Chateaubriand
Nous savions bien que François-René de Chateaubriand aimait les chats puisqu’il avait repris Micetto, le chat du Pape, Léon XII mais ce que l’on sait moins est que, dans son enfance les chats étaient déjà présents dans sa vie, il aurait en effet rencontré un chat fantôme dans le château où il passa ses premières années.
Ce chat fantôme hantait et hante peut-être encore de nos jours si l'on en croit un reportage publié dans le VSD n°1871 (du 4 au 10 juillet 2013) la forteresse médiévale de Combourg où Chateaubriand passa une partie de sa jeunesse.
Ce chat fantôme noir qui miaulait la nuit tristement dans les couloirs interminables de la forteresse était accompagné par le fantôme du Comte Malo de Coëtquen.
Dans les Mémoires d’Outre-Tombe, Chateaubriand évoque ses parents : père dépressif, mère guère plus optimiste, vivant dans une ambiance triste à pleurer. Il confie qu’il était terrifié par la présence des fantômes la nuit. Sa mère et ses sœurs ne pouvaient guère le rassurer, étant elles-mêmes totalement apeurées.
La rumeur racontait alors que le Comte Malo de Coëtquen qui avait perdu une jambe à la guerre, lors de la bataille de Malplaquet en 1709 et était mort en 1727, hantait le château avec sa jambe de bois suivi d’un chat noir.
Ce pauvre félin était le fantôme d'un chat emmuré vivant, pratique médiévale atroce pour conjurer le malheur annoncé par ce suppôt du diable. Cette croyance absurde au Moyen Age que le chat noir était une réincarnation du démon a justifié bien des cruautés envers les pauvres chats et leurs propriétaires accusés de sorcellerie. Le malheureux chat était entièrement noir sans une seule tâche blanche, appelée ”doigt de Dieu” qui aurait pu le sauver de son destin tragique.
Le petit-neveu de Chateaubriand a retrouvé la dépouille étonnement conservée du chat sacrifié lorsqu’il a procédé à la remise en état du château après la Révolution
Le petit cadavre a été momifié. La Comtesse Sonia de la Tour du Pin, la propriétaire actuelle du château l’expose dans l’ancienne chambre de Chateaubriand, vision d’enfer de ce pauvre animal présenté la gueule grande ouverte pour essayer de respirer dans son mur mais faisant croire qu’il se prépare à une attaque imminente.
Pourtant la Comtesse ne craint pas ses fantômes.
Si elle ne les a jamais « vus », elle affirme « sentir » leur présence.
Micetto est un chat célèbre au destin prestigieux entouré des plus grands de son époque.
Il n’était pas moins que le chat du Pape Léon XII (1760-1829).
Micetto (“Petit Minet” en Italien) est né en 1825 au Vatican, dans la loge de Raphael, entouré de chefs d’oeuvre en peintures.
Pourtant, rien ne le destinait à une vie hors du commun. C’était un chat de gouttière, à la robe gris-marron avec des rayures plus foncées, de père et mère inconnus, somme toute un chat comme il y en avait des milliers à Rome. Mais, voilà ! Le Pape Léon XII s’est pris d’affection pour le chaton et en a fait son compagnon inséparable. Blotti dans la chasuble pontificale, Micetto assistait aux audiences accordées par le Pape à ses nombreux et illustres visiteurs lesquels ne manquaient pas de caresser le chaton pour plaire au maitre.
Que de discours Micetto a du entendre, que de confidences, de secrets politiques. Il a toujours été le témoin discret et silencieux des évènements mondiaux relatés par les visiteurs. Ah ! si les chats pouvaient parler, il serait le meilleur des historiens !
C’est ainsi qu’il a rencontré l’Ambassadeur de France qui n’était autre que Chateaubriand. Celui-ci avait lui aussi un penchant pour les chats et sa sollicitude envers Micetto toucha Léon XII. Ce dernier se sentant vieillir éprouva la nécessité d’organiser la vie de son petit protégé après sa mort et proposa à Chateaubriand de le lui confier après sa disparition. Un an après, le Pape décéda et c’est ainsi que Micetto, après avoir été le chat du Pape, devint le compagnon d’un des plus grands écrivains de la langue française. Micetto quitta pour toujours les splendeurs du Vatican et emménagea à Paris, rue Denfert-Rochereau, chez son nouveau maitre. C’est ainsi qu’il passa de la maison de Dieu à l’Enfer. Mais, rassurez-vous, ce n’est que l’ancien nom de la rue où il habitait. Sa vie n’avait rien d’un enfer, bien au contraire, l’écrivain n’avait de cesse de le choyer. “Je cherche à lui faire oublier l’exil, la chapelle Sixtine et le soleil de la coupole de Michel-Ange sur laquelle il se promenait, loin de la terre”dit-il.
Très fier de son chat, il le présentait à ses visiteurs. Son épouse qui avait fondé l’institution religieuse caritative, “l’Infirmerie Marie-Thérèse”, emmenait Micetto y séjourner, entouré des pensionnaires, dans un cadre champêtre. C’est là qu’il mourut plus tard emportant avec lui ses secrets après avoir côtoyé les plus renommés de ses contemporains. Mais lui-même en était-il conscient ? Que se rappelait-il des audiences auxquelles il a assisté dans ses jeunes années ? les discours tenus ou bien la chaleur et la douceur du manteau de son maitre ?
Bertrand Laurent (Histoire de chats)
J’aime dans le chat cette indifférence avec laquelle il passe