• Le chat et le miroir

    Philosophes hardis, qui passez votre vie
    A vouloir expliquer ce qu'on n'explique pas,
    Daignez écouter, je vous prie,
    Ce trait du plus sage des chats.
    Sur une table de toilette
    Ce chat apperçut un miroir ;
    Il y saute, regarde, et d'abord pense voir
    Un de ses frères qui le guette.
    Notre chat veut le joindre, il se trouve arrêté.
    Surpris, il juge alors la glace transparente,
    Et passe de l'autre côté,
    Ne trouve rien, revient, et le chat se présente.
    Il réfléchit un peu : de peur que l'animal,
    Tandis qu'il fait le tour, ne sorte,
    Sur le haut du miroir il se met à cheval,
    Deux pattes par ici, deux par là ; de la sorte
    Partout il pourra le saisir.
    Alors, croyant bien le tenir,
    Doucement vers la glace il incline la tête,
    Apperçoit une oreille, et puis deux... à l'instant,
    A droite, à gauche il va jetant
    Sa griffe qu'il tient toute prête :
    Mais il perd l'équilibre, il tombe et n'a rien pris.
    Alors, sans davantage attendre,
    Sans chercher plus longtemps ce qu'il ne peut comprendre,
    Il laisse le miroir et retourne aux souris :
    Que m'importe, dit-il, de percer ce mystère ?
    Une chose que notre esprit,
    Après un long travail, n'entend ni ne saisit,
    Ne nous est jamais nécessaire.

    Jean-Pierre Claris de Florian

     

     

     


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  • Un secret!


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  • Les chats lors du siège de Léningrad (Vidéo)

    Le siège de Leningrad a été un moment sombre et difficile pour le peuple soviétique. Mais il y a eu de petits héros sans lesquels la survie de la ville aurait été impossible et c’est à eux que les habitants de la ville rendent hommage. Ces petits héros étaient les chats.

     

     

     

     

     

     


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    TOILES DE LAURA IVERSON

     

    v a l o u


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  • AU BONHEUR DES CHATS

    Résumé :

     

    Quand l'homme aura fini de saccager le monde sauvage,

    il lui restera le chat, qui s'est toujours fait à ses défauts.

    Réchappé des persécutions médiévales, il a retrouvé dans nos appartements

    la faveur dont il jouissait dans l'Egypte antique.

    Qu'est-il venu nous apporter de si loin ?

    Ni plus ni moins que le secret perdu du bonheur terrestre.

    Richelieu, Dédé, Babet, Tarzan, Néfertiti, Sapho,

    Circé, Rolling Stone, Gricha, Mimosa...

    Parce que c'était eux, parce que c'était elle,

    ces messagers ont révélé à Catherine Rihoit son «être-chat».

    Ils l'ont guérie du chagrin et de la maladie,

    l'ont réconciliée avec la nuit.

    Ils lui ont appris quel animal dénaturé l'homme est devenu,

    et que le bonheur félin fait rarement le malheur humain.

    Mais aussi qu'il est difficile d'être le maître d'un chat,

    quand on est son obligé.

    Mi-Buffon mi-bouffon, Au bonheur des chats est la confession féline

    et l'Histoire naturelle de «Cat» Rihoit.

    Si elle y cède volontiers la parole aux chats de sa vie,

    c'est dans l'espoir d'entrer

    enfin en contact avec leur âme insaisissable.

     

    Romancière et biographe, Catherine Rihoit habite à Paris chez son chat Mimosa,

    qui a mis sa patte à l'ouvrage en acceptant de livrer son journal intime.

    Ce livre rassemble plusieurs anecdotes et témoignages autour des chats

     qui ont partagés la vie de l'auteur ou celle de ses amis. 

    Aux souvenirs personnels se mêlent de nombreuses réflexions

    sur le rôle du chat dans notre société actuelle.

     

    Instructif et distrayant,

    ce roman permet de passer un agréable moment lecture.  

    Extraits :

     

    " Jadis les chats chassaient les rats, aujourd'hui, ce sont les idées noires.

    Les chats rendent heureux, c'est leur façon de dire merci..."

     

    "Contrairement aux temps où nous étions leurs frères,

    les animaux ne vivent plus dans le monde, mais dans notre monde.

    L'univers entier est devenu la maison de l'homme,

    la nature est son jardin. Bien ou mal, nous vivons.

    L'animal, lui, est toujours en survie..."

     

     

    V A L O U


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    Claude Nougaro - Le chat -

     Big Band Version Studio

     

    Claude Nougaro, né le 9 septembre 1929 à Toulouse et mort le 4 mars 2004 à Paris
    est un auteur-compositeur-interprète et poète français. Wikipédia

     

     

    Paroles de la chanson

    Le Chat par Claude Nougaro

     

    Chaque fois que j´ai affaire aux souris
    J´ai envie de donner ma langue au chat
    Les souris, vous l´savez, je les chéris
    Je les adore mais dès que j´avance là
    Pat pat pat pat patatras

    La dernière en date qui m´ait souri
    Elle était rose comme la fleur du pêcher
    Aussi sec j´y vais de mon pot pourri
    Miaou j´y ronronne un couplet bien troussé
    Pat pat pat pat pas toucher

    -Viens, c´est bath, sous ma patte
    Ah! mais qu´est-ce que j´avais pas fait là!
    Elle sort ses griffes:
    -Ramène pas ta fraise raminagross´bit´
    -Ramina quoi? Qu´est-ce que vous dit´s
    -J´ai dit: bas les pattes phallocat
    Et là-dessus je la revois pas plus tard qu´hier
    Avec un vieux matou-vu de gouttière

    Pat pat pat patibulaire

    Un escogriffe
    Un trafiquant de poubelles
    Et qui persifle
    En se tapant les bluebells
    Toutes les plus belles
    Les voilà électrisées
    Par ce mal rasé
    Cet affreux minet
    Commence à me miner
    Devant mon pif
    Il les allonge une à une
    Ecorché vif
    Je miaule sous la lune
    J´en perds pas une
    De leur charivari
    Bande de pourris
    Faites vos cochonneries
    En catimini
    Vach´s j´en crache
    Mes moustaches

    Aussi si je vire un peu misogyne
    Vous conviendrez que la chose s´explique
    Elles me foutent les blues avec son blue jeans
    J´en suis devenu un cat pathologique
    Pat pat pat pat pathétique

    Chaque fois que j´ai affaire aux souris
    J´ai envie de donner ma langue au chat
    Les souris, vous le savez, je les chéris
    Je les adore mais dès que j´avance la
    Pat pat pat pat patatras
    Pat pat pat pat patatras
    Pat pat pat pat patatras

     


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    Le Maître Chat 

    ou
    Le Chat Botté

    de Charles Perrault

    Un meunier ne laissa pour tous biens à trois enfants qu'il avait, que son Moulin, son âne, et son chat. Les partages furent bientôt faits, ni le Notaire, ni le Procureur n'y furent point appelés. Ils auraient eu bientôt mangé tout le pauvre patrimoine. L'aîné eut le Moulin, le second eut l'âne, et le plus jeune n'eut que le Chat. Ce dernier ne pouvait se consoler d'avoir un si pauvre lot :
    Mes frères, disait-il, pourront gagner leur vie honnêtement en se mettant ensemble ; pour moi, lorsque j'aurai mangé mon chat, et que je me serai fait un manchon de sa peau, il faudra que je meure de faim.

    Le Chat qui entendait ce discours, mais qui n'en fit pas semblant, lui dit d'un air posé et sérieux : Ne vous affligez point, mon maître, vous n'avez qu'à me donner un Sac, et me faire faire une paire de Bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que vous n'êtes pas si mal partagé que vous croyez. Quoique le Maître du chat ne fît pas grand fond là-dessus, il lui avait vu faire tant de tours de souplesse, pour prendre des Rats et des Souris, comme quand il se pendait par les pieds, ou qu'il se cachait dans la farine pour faire le mort, qu'il ne désespéra pas d'en être secouru dans sa misère.

     

    Lorsque le chat eut ce qu'il avait demandé, il se botta bravement, et mettant son sac à son cou, il en prit les cordons avec ses deux pattes de devant, et s'en alla dans une garenne où il y avait grand nombre de lapins. Il mit du son et des lasserons dans son sac, et s'étendant comme s'il eût été mort, il attendit que quelque jeune lapin, peu instruit encore des ruses de ce monde, vînt se fourrer dans son sac pour manger ce qu'il y avait mis. À peine fut-il couché, qu'il eut contentement ; un jeune étourdi de lapin entra dans son sac, et le maître chat tirant aussitôt les cordons le prit et le tua sans miséricorde. Tout glorieux de sa proie, il s'en alla chez le Roi et demanda à lui parler. On le fit monter à l'Appartement de sa Majesté, où étant entré il fit une grande révérence au Roi, et lui dit : Voilà, Sire, un Lapin de garenne que Monsieur le Marquis de Carabas (c'était le nom qu'il lui prit en gré de donner à son Maître), m'a chargé de vous présenter de sa part. Dis à ton Maître, répondit le Roi, que je le remercie, et qu'il me fait plaisir.

    Une autre fois, il alla se cacher dans un blé, tenant toujours son sac ouvert ; et lorsque deux Perdrix y furent entrées, il tira les cordons, et les prit toutes deux. Il alla ensuite les présenter au Roi, comme il avait fait le Lapin de garenne. Le Roi reçut encore avec plaisir les deux Perdrix, et lui fit donner pour boire. Le chat continua ainsi pendant deux où trois mois à porter de temps en temps au Roi du Gibier de la chasse de son Maître. Un jour qu'il sut que le Roi devait aller à la promenade sur le bord de la rivière avec sa fille, la plus belle princesse du monde, il dit à son Maître : Si vous voulez suivre mon conseil, votre fortune est faite : vous n'avez qu'à vous baigner dans la rivière à l'endroit que je vous montrerai, et ensuite me laisser faire. Le Marquis de Carabas fit ce que son chat lui conseillait, sans savoir à quoi cela serait bon.
    Dans le temps qu'il se baignait, le Roi vint à passer et le Chat se mit à crier de toute sa force : Au secours, au secours, voilà Monsieur le Marquis de Carabas qui se noie ! À ce cri le Roi mit la tête à la portière, et reconnaissant le Chat qui lui avait apporté tant de fois du Gibier, il ordonna à ses Gardes qu'on allât vite au secours de Monsieur le Marquis de Carabas. Pendant qu'on retirait le pauvre Marquis de la rivière, le Chat s'approcha du Carrosse, et dit au Roi que dans le temps que son Maître se baignait, il était venu des Voleurs qui avaient emporté ses habits, quoiqu'il eût crié au voleur de toute sa force ; le drôle les avait cachés sous une grosse pierre.

    Le Roi ordonna aussitôt aux Officiers de sa Garde-robe d'aller quérir un de ses plus beaux habits pour Monsieur le Marquis de Carabas. Le Roi lui fit mille caresses, et comme les beaux habits qu'on venait de lui donner relevaient sa bonne mine (car il était beau, et bien fait de sa personne), la fille du Roi le trouva fort à son gré et le Comte de Carabas ne lui eut pas jeté deux ou trois regards fort respectueux, et un peu tendres, qu'elle en devint amoureuse à la folie. Le Roi voulut qu'il montât dans son Carrosse, et qu'il fût de la promenade.

    Le Chat ravi de voir que son dessein commençait à réussir, prit les devants, et ayant rencontré des Paysans qui fauchaient un Pré, il leur dit : Bonnes gens qui fauchez, si vous ne dites au Roi que le pré que vous fauchez appartient à Monsieur le Marquis de carabas, vous serez tous hachés menu comme chair à pâté. Le Roi ne manqua pas à demander aux Faucheux à qui était ce Pré qu'ils fauchaient. C'est à Monsieur le Marquis de Carabas, dirent ils tous ensemble car la menace du Chat leur avait fait peur. Vous avez là un bel héritage, dit le Roi au Marquis de Carabas. Vous voyez, Sire, répondit le Marquis, c'est un pré qui ne manque point de rapporter abondamment toutes les années. Le maître Chat, qui allait toujours devant, rencontra des Moissonneurs, et leur dit : Bonnes gens qui moissonnez, si vous ne dites que tous ces blés appartiennent à Monsieur le Marquis de carabas, vous serez tous hachés menu comme chair à pâté. Le Roi, qui passa un moment après, voulut savoir à qui appartenaient tous les blés qu'il voyait. C'est à Monsieur le Marquis de Carabas, répondirent les Moissonneurs, et le Roi s'en réjouit encore avec le Marquis. Le Chat, qui allait devant le Carrosse, disait toujours la même chose à tous ceux qu'il rencontrait ; et le Roi était étonné des grands biens de Monsieur le Marquis de Carabas.


    Le maître Chat arriva enfin dans un beau Château dont le Maître était un Ogre, le plus riche qu'on ait jamais vu, car toutes les terres par où le Roi avait passé étaient de la dépendance de ce Château. Le Chat, qui eut soin de s'informer qui était cet ogre, et ce qu'il savait faire, demanda à lui parler disant qu'il n'avait pas voulu passer si près de son Château, sans avoir l'honneur de lui faire la révérence.

     

    L'Ogre le reçut aussi civilement que le peut un Ogre, et le fit reposer. On m'a assuré, dit le Chat, que vous aviez le don de vous changer en toute sorte d'Animaux, que vous pouviez par exemple, vous transformer en Lion, en Éléphant ? Cela est vrai, répondit l'Ogre brusquement, et pour vous le montrer, vous m'allez voir devenir Lion. Le Chat fut si effrayé de voir un Lion devant lui, qu'il gagna aussitôt les gouttières, non sans peine et sans péril, à cause de ses bottes qui ne valaient rien pour marcher sur les tuiles. Quelque temps après, le Chat, ayant vu que l'Ogre avait quitté sa première forme, descendit, et avoua qu'il avait eu bien peur. On m'a assuré encore, dit le Chat, mais je ne saurais le croire, que vous aviez aussi le pouvoir de prendre la forme des plus petits Animaux, par exemple, de vous changer en un Rat, en une Souris ; je vous avoue que je tiens cela tout à fait impossible.
    Impossible ? reprit l'Ogre, vous allez voir, et en même temps il se changea en une Souris, qui se mit à courir sur le plancher. Le Chat ne l'eut pas plus tôt aperçue qu'il se jeta dessus, et la mangea. Cependant le Roi, qui vit en passant le beau Château de l'Ogre, voulut entrer dedans.

     

    Le Chat, qui entendit le bruit du Carrosse qui passait sur le pont-levis, courut au-devant, et dit au Roi : Votre Majesté soit la bienvenue dans ce Château de Monsieur le Marquis de Carabas. Comment, Monsieur le Marquis, s'écria le Roi, ce Château est encore à vous ! Il ne se peut rien de plus beau que cette cour et que tous ces Bâtiments qui l'environnent ; voyons les dedans, s'il vous plaît. Le Marquis donna la main à la jeune Princesse, et suivant le Roi qui montait le premier, ils entrèrent dans une grande Salle où ils trouvèrent une magnifique collation que l'Ogre avait fait préparer pour ses amis qui le devaient venir voir ce même jour-là, mais qui n'avaient pas osé entrer sachant que le Roi y était. Le Roi charmé des bonnes qualités de Monsieur le Marquis de Carabas, de même que sa fille qui en était folle, et voyant les grands biens qu'il possédait, lui dit, après avoir bu cinq ou six coups : Il ne tiendra qu'à vous, Monsieur le Marquis, que vous ne soyez mon gendre. Le Marquis, faisant de grandes révérences, accepta l'honneur que lui faisait le Roi ; et dès le même jour épousa la Princesse. Le Chat devint grand Seigneur et ne courut plus après les souris que pour se divertir.

     

     

    V A L O U


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    La boîte à thé

     

     

    " Ouvrez une boîte de thé et le voyage commence.

    Servez du thé dans une tasse ou u, bol et l'aventure est à portée des lèvres.

    Le buveur de thé est un être toujours insatisfait qui aime les voyages immobiles,

    ceux qui lui font traverser les frontières les moins accessibles,

    pour mieux accéder aux trésors cachés qui lui donneront des parcelles de bonheur.

    Il part à la recherche des meilleurs jardins de thé comme

    un amoureux jamais rassasié de preuves d'amour."

     

    Gilles Brochard (extrait du livre, la boîte à thé)

     


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